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« À la fin, personne ne va en prison » : après l’affaire Lyhanna, la détresse des familles d’enfants victimes de violences sexuelles

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Une pancarte «Protégeons nos enfants », lors d’un rassemblement pour dénoncer les violences faites aux enfants dans les activités périscolaires, le 21 mars, sur le parvis de l’hôtel de ville, à Paris.

Une pancarte «Protégeons nos enfants », lors d’un rassemblement pour dénoncer les violences faites aux enfants dans les activités périscolaires, le 21 mars, sur le parvis de l’hôtel de ville, à Paris. QUENTIN DE GROEVE / Hans Lucas via AFP

TÉMOIGNAGES - Elles racontent au Figaro les plaintes classées, la lenteur des investigations, la mauvaise prise en compte de la parole des enfants et le sentiment d’abandon face à une justice qui peine parfois à reconnaître les violences dénoncées.

Il fut un temps où l’on se demandait « pourquoi personne n’a rien vu ? ». Après le séisme de l’affaire Lyhanna, une autre interrogation traverse la société : « pourquoi personne n’agit ? ». Cette question, c’est celle qui hante tous les jours les familles d’enfants qui dénoncent des violences sexuelles. Leur douleur se double d’une colère qui éclate aujourd’hui au grand jour : celle de voir leurs alertes ignorées, leurs plaintes s’enliser et les suspects laissés en liberté. Jeudi, l’émotion a été ravivée par les résultats de l’autopsie du corps de la collégienne de 11 ans, confirmant que Lyhanna avait été violée et la présence de traces biologiques du suspect, Jérôme Barella.

Parler, dénoncer, et ensuite ? Des parents ont accepté de raconter au Figaro l’attente insoutenable après un signalement de viol ou d’agression sur leur enfant, le désespoir et l’incompréhension provoqués par un classement sans suite. « Il n’y a pas de justice pour les enfants »

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