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ÉDUCATION. Les papillons sont arrivés à l’école du Sentier. Pour l’occasion, les élèves de deuxième année ont invité la communauté, mercredi, à en apprendre davantage sur l’univers des lépidoptères.
L’an dernier, une volière à papillons a été aménagée dans la cour intérieure de l’école primaire. Il s’agit d’une initiative de deux enseignantes de deuxième année, Marie-Claude Durand et Nathalie Letendre.

Le projet est de retour cette année. Cette fois, la structure a été améliorée, grâce l’apport de subventions totalisant 14 000 $. La volière à papillons est désormais en bois, pourvue de filets protecteurs, ce qui apporte le projet à un autre niveau.
«Les élèves sont plus en confiance. Ils ont vécu l’an un où les oiseaux entraient dans la volière et les papillons sortaient de la volière. On est plus sûr de conserver nos espèces. Comparé à l’an dernier, on a le double. Ils ne se sont pas sauvés», se réjouit Marie-Claude Durand.
En avril, les élèves de deuxième année ont plongé dans un nouveau module de recherche sur le papillon. Pas moins de 200 cocons et chrysalides ont fait leur entrée dans la volière. Au fil des semaines et des mois, les jeunes ont visité l’endroit sur une base régulière pour observer le stade de développement des papillons de nuit.
Parcours informatif
Mercredi, une journée portes ouvertes était organisée à l’école du Sentier, où les jeunes partageaient le fruit de leurs recherches sur les papillons du Québec. Un parcours informatif a été conçu spécialement pour l’activité.

Premier arrêt? Les kiosques d’information. Divisés en petits groupes, les élèves de deuxième année transmettaient toutes sortes de renseignements sur les lépidoptères.
Accompagnée de Léane Dubois-Vaudry, Elsy Blengino avait préparé une présentation sur la saturnie cécropia. «C’est le plus grand papillon du Québec. Ce qui m’a vraiment surprise, c’est que la femelle peut pondre 250 œufs. Ils ne vivent pas longtemps. La femelle vit juste trois semaines», informe celle qui est âgée de huit ans.
La jeune fille a développé de l’empathie envers les petites bêtes. «On a fait ce projet pour apprendre à prendre soin des êtres vivants, même si ce sont des insectes», dit-elle, tout sourire.
Dans la volière, les élèves ont observé plusieurs phénomènes, tels que l’accouplement, la ponte d’œufs et l’émergence des espèces.
L’expérience a été marquante pour Jasmine Proulx. «On est tous impliqués dans le projet. On s’est bien occupé des cocons. On n’a pas parlé fort dans la volière pour que les papillons ne soient pas traumatisés à leur sortie. On les a observés beaucoup. On a vu un papillon sortir de son cocon. Il est tombé par terre. On l’a aidé pour remonter. C’était un papillon lune», raconte-t-elle.

Pour sa part, Alenka Goriainoff a éprouvé beaucoup de plaisir tout au long du projet. «Ce que j’ai aimé, c’est qu’on apprend des choses en même temps que de s’amuser. Il y a beaucoup de choses que je ne savais pas. J’ai appris qu’une saturnie du cerisier existait. Ce grand papillon de nuit a une envergure variant de 7,5 à 10 centimètres.»
Ensuite, les visiteurs ont découvert la volière, où il était possible de voir quatre espèces différentes. Finalement, une poignée d’élèves a animé un jeu-questionnaire afin de tester les connaissances du public.
Qu’adviendra-t-il des papillons de la volière? «Les papillons de nuit vivent seulement deux semaines, fait savoir l’enseignante Marie-Claude Durand. Dès la semaine prochaine, on va faire des libérations en nature. C’est un autre moment que les élèves apprécient. On les met dans notre mini volière. On apporte ça dans la forêt et on les relâche. On explique aux élèves que c’est pour perpétuer le cycle de la vie.»