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Par Madeleine Meteyer
Le 7 février 2026 à 12h37
L’établissement scolaire permet «aux personnes menstruées» de manquer jusqu’à dix jours par an si elles souffrent de règles douloureuses.
Une initiative altruiste, «fondée sur la confiance.» Dont ont profité une cinquantaine de flemmards, «des gros malins», a ironisé l’ancienne ministre PS Laurence Rossignol sur X ce vendredi. Le 1er octobre dernier, suivant l’exemple d’une dizaine d’établissements, dont le premier était la fac d’Angers en 2023, l’université de Limoges a instauré un «congé menstruel». Jusqu’à 10 jours d’absence par année scolaire en cas de règles douloureuses - à l’université de Bretagne Occidentale, c’est 20 -, à déclarer en ligne, sans avoir à fournir de certificat médical.
Un dispositif ouvert à chaque «personne menstruée», «sans distinction de genre pour éviter une stigmatisation», selon les mots de Raphaël Jamier, vice-président de l’Université délégué à la vie étudiante à nos confrères du Parisien. Et dont ne sont exclus que les élèves «en situation d’alternance», les titulaires d’un contrat de doctorat et ceux inscrits dans le cadre de la formation continue.
L’enfer est pavé de bonnes intentions et, en décembre, viennent d’apprendre nos confrères, les enseignants ont constaté qu’une cinquantaine de garçons, inscrits à l’Ensil-Ensci, le cursus d’ingénierie, avaient séché des jours de cours via ce mécanisme. Des garçons cis (pour cisgenres), pas la cible donc de ce processus inclusif. «Irrespectueux pour les femmes qui, elles, ont besoin de ces jours», ont réagi les enseignants. La lettre de recadrage envoyée aux étudiants le 19 décembre par les vice-présidents de la vie étudiante a rappelé que congé menstruel ne voulait pas dire «congé mensuel», «l’orthographe ayant un sens en français».


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