NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les émissions de gaz à effet de serre de l'Île-du-Prince-Édouard ont diminué pendant trois années consécutives, selon un rapport du ministère provincial de l’Environnement, de l’Énergie et de l’Action climatique. La province n’est pourtant pas sur la bonne trajectoire pour respecter ses objectifs climatiques à l’horizon 2030.
Les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la province insulaire ont baissé d'environ 1 % en 2023 par rapport à 2022.
En 2023, la province a émis à 1,59 mégatonne de GES, d’après le Rapport national d’inventaire de 2025.
Cette diminution a fait suite à deux années de baisse. Sur la même période, la population a augmenté de près de 17 %, vante la province dans son rapport, publié la semaine dernière.
Le ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de l’Action climatique, Gilles Arsenault, se félicite de ces chiffres. À ses yeux, les programmes provinciaux mis en place ces dernières années portent leurs fruits et changent les habitudes des insulaires.
Stephanie Arnold, spécialiste de l'Île-du-Prince-Édouard au sein de l’organisme d’informations sur les changements climatiques CLIMAtlantic et membre du conseil consultatif provincial sur la carboneutralité, voit dans la récente baisse un signe encourageant.
Ça montre que les nouvelles politiques mises en œuvre vont dans la bonne direction, même si les émissions ne baissent pas de manière spectaculaire depuis 1990.
Les émissions doivent baisser 4 fois plus rapidement
Simon Langlois-Bertrand, associé de recherche à l’Institut de l’énergie Trottier à Montréal, parle pour sa part d’un recul assez timide.
Mais ça nous dit bien qu’on a été capable de contrôler les émissions alors même que la population augmentait, souligne-t-il.
Il se montre néanmoins critique et appelle à un véritable virage énergétique.
Il faut arrêter de voir les réductions à obtenir comme des points de pourcentage. Il faut vraiment transformer en profondeur l'ensemble des secteurs, bâtiments, transports, industries.
Quels que soient les efforts de la province, le rythme actuel de baisse des émissions de GES n’est pas assez rapide.
Pour atteindre l’objectif de 2030 fixé par la loi provinciale – moins de 1,2 mégatonnes d'émission – il faudrait que les émissions de l’île baissent quatre fois plus rapidement qu’aujourd’hui, quelle que soit la population.
Dans un courriel de réponse, la province se dit consciente des efforts qui restent à faire.
Nous constatons de nombreuses actions concrètes sur le terrain, mais il faut du temps pour voir leurs impacts sur la réduction des émissions, estime de son côté Stephanie Arnold.
Stephanie Arnold évoque notamment les actions de la province pour lutter contre la précarité énergétique, installer des thermopompes ou encore développer le transport commun en milieu rural.
Le transport, gros point noir
Simon Langlois-Bertrand considère, lui, que le gouvernement doit redoubler d'efforts en matière de rénovation énergétique des bâtiments et des infrastructures existants.
Le rythme actuel ne semble pas suffisant. C’est la partie la plus difficile et c’est pourtant indispensable si l’on veut accélérer la réduction des émissions de GES, dit-il.
Au-delà du parc immobilier, le transport constitue le gros point noir selon le rapport. Le secteur compte en effet pour la moitié des émissions de GES de la province.

Le ministre Gilles Arsenault se félicite des efforts de la province pour réduire ses émissions de GES.
Photo : Radio-Canada / Laurent Rigaux
Le ministre Gilles Arsenault a lui-même reconnu que les transports représentaient un point faible.
Simon Langlois-Bertrand observe cependant que le passage aux véhicules électriques est plus rapide à l’île que dans le reste du pays. Et ce, en dépit du manque de chargeurs rapides.
À terme, le chercheur avance que les pénuries d’électricité auxquelles est confrontée la province pourraient toutefois constituer un frein assez sérieux à ses efforts de décarbonation.
En attendant, la province publiera cet hiver son nouveau plan d’action pour la carboneutralité 2026-2030. Le transport devrait être l’une des priorités.
Avec des informations de l'émission Le Réveil Île-du-Prince-Édouard et de Jackie Sharkey, de CBC


5 month_ago
85



























.jpg)






French (CA)