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Les Kiéviens hésitaient à se mobiliser, dimanche, après les frappes russes, tandis que Volodymyr Zelensky tente toujours de contenir la crise.
Passer la publicité« Non, je ne vais pas à la manif, lâche Rouslana, quadragénaire. J’essaie déjà de sauver ma voiture. » Depuis plusieurs jours, des Ukrainiens protestent contre le départ forcé du populaire ministre de la Défense, Mykhaïlo Fedorov. Mais dans le quartier de Loukianivska pas de slogans : Rouslana se sert de cartons pour calfeutrer les vitres de sa voiture, brisées après une nuit de bombardements.
Vers 1 h 30, sa voisine Sonia a été réveillée par l’alerte aérienne. Seule avec son chat, ses parents se trouvant hors de la capitale, elle s’est rendormie avant d’être brutalement tirée du lit. « J’ai à peine eu le temps de me jeter dans le couloir quand deux missiles sont tombés juste à côté de chez moi », raconte la jeune femme de 19 ans. La nuit a fait un mort et seize blessés.
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Jusqu’à 2 h 38, les forces russes ont matraqué la capitale de missiles balistiques et hypersoniques, à un rythme inhabituel : jusqu’à quarante tirs en une heure, selon Volodymyr Zelensky, qui évoque l’une des


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