Au moins 42 enfants ont été blessés lundi dans une explosion dans une école de Kaboul, a indiqué mardi la Mission de l’ONU en Afghanistan (Unama). Elle n’a pas précisé s’il s’agissait d’une attaque ou d’un accident lié à un débris explosif des guerres passées.
Plus tôt dans la journée, le rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits humains en Afghanistan Richard Bennett avait condamné «l’attaque haineuse», près d’une école d’un quartier de Kaboul habité principalement par la communauté hazara, victime dans le passé de plusieurs attentats. Les victimes sont âgées de neuf à 14 ans, selon l’ONU.
L’Unama n’a pas «confirmé les circonstances de l’explosion» à ce stade, a indiqué un porte-parole à l’AFP. Il a évoqué «des rapports contradictoires» qui ne permettent pas d’établir clairement s’il s’agit d’une attaque ou d’un accident lié à l’explosion d’une munition des guerres qui ont meurtri l’Afghanistan durant des décennies. Ces mines et autres débris explosifs abandonnés causent régulièrement des accidents meurtriers.
Lire aussi: Que faire avec les talibans 2.0, cinq ans après leur retour à Kaboul?Selon la Direction afghane pour la coordination de l’action contre les mines (DMAC) qui a enquêté sur place, c’est une grenade qui a explosé dans cet établissement scolaire du quartier de Dasht-e-Barchi lundi, ce qui confirme les premiers éléments donnés par la police de Kaboul lundi soir. Cette dernière a précisé avoir ouvert une enquête. «Nos pensées vont aux enfants blessés et à leurs familles», a déclaré la Mission de l’ONU.
Importante communauté chiite
L’école primaire et maternelle privée appelée Sham-e Hedayat, qui accueille des sections pour les filles et les garçons, a simplement invité sur sa page Facebook à «prier pour les blessés» sans donner d’autres détails.
L’établissement est situé dans le quartier de Dasht-e-Barchi où vit une importante communauté hazara de confession chiite, visée dans le passé par des attaques de mouvements armés sunnites comme le groupe jihadiste Etat islamique. Une habitante du quartier a raconté à l’AFP, sous couvert d’anonymat, avoir vu lundi «tellement de blessés que je n’ai pas pu les compter».
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