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Le gouvernement chinois a confirmé, le 3 septembre, les condamnations à des amendes de cinq accusés dont le cardinal Joseph Zen, l’avocate Margaret Ng et la chanteuse Denise Ho.
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De gauche à droite : la juriste Cyd Ho, le cardinal Joseph Zen, l’avocate Margaret Ng, la chanteuse Denise Ho et l’universitaire Hui Po-keung dans le tribunal de West Kowloon à Hongkong, le 25 novembre 2022. Jeudi 3 septembre, Joseph Zen, 94 ans, s’est présenté à l’audience appuyé sur une canne. L’ancien évêque et cardinal chinois à la retraite était sur le banc des accusés, aux côtés de la chanteuse pop Denise Ho – une militante pour les droits LGBT –, de l’universitaire Hui Po-keung et des juristes Margaret Ng – visage familier du mouvement prodémocratie à Hongkong – et Cyd Ho.
Le tribunal de Hongkong a confirmé en appel une décision de 2022 les condamnant à payer une amende de 4 000 dollars hongkongais (490 euros), une somme symbolique. Il leur est reproché d’avoir constitué irrégulièrement un fonds d’aide aux manifestants, alors qu’ils auraient dû, en vertu d’une loi de sécurité nationale imposée en 2020, se déclarer comme association auprès des autorités. Le tribunal considère, en outre, qu’une partie des fonds « a été utilisée pour des activités politiques et des événements non caritatifs », dont des dons à des manifestants et des militants à l’étranger.
Dissous en octobre 2021, ce Fonds d’aide humanitaire 612 avait récolté 270 millions de dollars hongkongais (30 millions d’euros) afin de couvrir les frais médicaux et juridiques des personnes arrêtées au cours des manifestations de 2019. Pendant des mois, cette année-là, des millions de Hongkongais étaient descendus dans les rues pour protester contre une loi autorisant l’extradition de certains condamnés vers la Chine. De plus en plus radical, le mouvement avait été réprimé par la police, avant l’imposition d’une loi de sécurité nationale drastique en 2020.
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