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A Harfleur, « l'arrivée d'une majorité d'extrême droite inquiète le personnel de la mairie » selon la CGT

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L'Union locale CGT Harfleur ne voit pas d'un bon œil l'arrivée de l'extrême droite aux mains de la mairie d'Harfleur. Un rassemblement de soutien aux agents de la ville est prévu.

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L'Union locale CGT Harfleur ne voit pas d'un bon œil l'arrivée de l'extrême droite aux mains de la mairie d'Harfleur. Un rassemblement de soutien aux agents de la ville samedi à 10 heures.

L’Union locale CGT Harfleur ne voit pas d’un bon œil l’arrivée de l’extrême droite aux mains de la mairie d’Harfleur. Un rassemblement de soutien aux agents de la ville samedi à 10 heures. (©DR/76actu)

Par Delphine Revol Publié le 20 mars 2026 à 12h58

« On sait qu’il y a des agents qui sont inquiets, certains pleurent, d’autres pensent à faire leurs cartons. » À l’Union locale de la CGT d’Harfleur, les remontées des agents territoriaux font état d’agents municipaux inquiets pour leur emploi, après l’élection municipale du 15 mars 2026, où la liste d’extrême droite emmenée par Tony Leprêtre, a battu l’équipe communiste de Kevin Crochemore.

La CGT se fait la porte-parole des territoriaux

Après plus de 60 ans de communisme, la petite ville d’Harfleur, qui compte quelque 8 300 âmes, a été conquise par le référent des Patriotes de Seine-Maritime, Harfleurais de naissance. À dix voix près. Une victoire inattendue pour la majorité sortante, et qui traduit, selon le candidat élu qui s’exprime sur sa page Facebook, « un vote de rupture, après de très longues décennies d’une même gestion communiste ».

Si les agents de la Ville, au nombre de 180, ne peuvent s’exprimer librement, soumis au devoir de réserve, l’UL (union locale) d’Harfleur assure son rôle de soutien de proximité aux travailleurs. « Les territoriaux se demandent ce qu’ils vont devenir avec un représentant d’un parti nationaliste pour les diriger », témoigne Nicolas Pont, co-secrétaire général de l’UL CGT Harfleur.

Et bien que le futur maire martèle sur les réseaux sociaux avoir conduit une liste citoyenne et non d’extrême droite pour ces élections, malgré l’étiquette que lui a collée la Préfecture, à juste cause en tant que représentant départemental d’un parti politique ancré à l’extrême droite (Les Patriotes).

Devoir d’obéissance des agents

« À la mairie, les gens sont agars, désœuvrés », confirme Nicolas Pont. Selon nos informations, les inquiétudes des agents municipaux porteraient par exemple sur le choix du programme culturel à Harfleur des années à venir. Comment va se vivre au quotidien le devoir d’obéissance si les agents ne partagent pas les valeurs des élus ? Et si la police municipale doit être dotée en personnel supplémentaire (comme le laisse entendre le programme de la liste « Harfleur À Cœur ») sera-ce au détriment d’un autre service ? La Fête de la Scie, qui trouve son origine dans le communisme, sera-t-elle maintenue sous cette forme ? Quid des subventions aux associations culturelles harfleuraises ?

C’est en tout cas en soutien ouvert aux agents mais aussi aux élus de gauche que la CGT de l’UL d’Harfleur organise un rassemblement, ce samedi 21 mars à 10 h, devant La Forge. Car à cette heure-ci doit avoir lieu le conseil municipal d’installation, où les nouveaux élus prendront officiellement leurs fonctions et éliront leur nouveau maire. « Nous serons là pour apporter notre encouragement aux sept élus de la majorité sortante quand ils vont arriver », explique le co-secrétaire générale de la CGT.

Contacté à plusieurs reprises, Tony Leprêtre n’a pas répondu aux sollicitations de la rédaction.

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La CGT ne se voit pas "cohabiter avec les fachistes"

L'UL d'Harfleur, est LE bastion de cégétistes de la région havraise. "On ne peut pas cohabiter avec l'extrême droite", commente le co-secrétaire général de l'UL. Installée dans des locaux, place d'Armes à Harfleur, la CGT redoute des conflits liés à l'occupation de ce bâtiment : "ils vont essayer de nous déglinguer", suppose Nicolas Pont. Le bâtiment, loué par la CGT, appartient au SIEGHO, un syndicat intercommunal à vocation multiple dont font partie la mairie de Gonfreville-l'Orcher (communiste) et la commune d'Harfleur. Reste à savoir si cette entente va perdurer avec cette nouvelle configuration à la Mairie d'Harfleur. "On ne sait pas non plus si l'on va pouvoir organiser notre 1er Mai sur la place d'Armes. Nous avions un accord de principe de la mairie d'Harfleur pour y organiser des animations toute la journée, mais pas d'autorisation écrite".

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