L’affaire avait fait grand bruit en 2022. Il y a 4 ans, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) annonçait qu’une vaste cyberattaque avait permis à des pirates de s’emparer de données de plus de 515 000 personnes vulnérables. Plusieurs mois auparavant, l’organisation avait déjà entamé une réflexion pour tenter de protéger ses infrastructures numériques. Ce jeudi, lors d’un événement organisé à Genève, le CICR a annoncé que son emblème numérique entrait dans une phase opérationnelle. Un moyen entièrement informatique d’avertir les pirates de ne pas toucher ses serveurs.
Quand on songe au CICR, on pense surtout au personnel sur le terrain, aux véhicules et aux soins apportés aux populations. Mais il n’y a pas que cela. «Les hôpitaux dépendent des réseaux, des serveurs et des données pour diagnostiquer les patients, faire fonctionner les équipements et prodiguer des soins. Les organisations humanitaires telles que le CICR s’appuient sur des systèmes numériques pour protéger les personnes touchées par les conflits et la violence et leur venir en aide», a rappelé jeudi Pierre Krähenbühl, directeur du CICR. Et de poursuivre: «Dans les conflits armés contemporains, où les cyberopérations ne relèvent plus de l’hypothèse mais sont une réalité, ces systèmes peuvent eux-mêmes être exposés à des perturbations, à des manipulations ou à des attaques.»


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