NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Un groupe d'habitants de Fanny Bay, sur l’île de Vancouver, vient de recevoir un financement pour explorer des options légales afin de défendre l’eau souterraine de leur région.
Le Fanny Bay Groundwater Collective, formé durant l’été 2025, s’inquiète d’une demande de permis de deux entreprises, Natural Glacial Waters et Cermaq, qui leur donnerait des droits d'exploitation perpétuelle des eaux souterraines locales.
Cermaq n’a pas répondu à nos questions. Plusieurs tentatives de contacter Natural Glacial Waters ont été infructueuses.
L'été dernier, pour la troisième ou quatrième année consécutive, des puits qui fournissaient de l'eau de manière fiable aux familles depuis des générations se sont soudainement asséchés.
Le collectif a reçu une subvention du fonds de résolution des litiges environnementaux de West Coast Environmental Law (WCEL ERDF). Alida Morris, gestionnaire de programme de WCEL, explique que ce fonds permet d'aider depuis 1989 des individus ou des collectifs notamment à payer des avocats.
Elle explique que l’accès à l’eau des puits suscite de nombreuses inquiétudes et est une préoccupation croissante dans toute la province, car les années deviennent plus sèches et plus chaudes.

Le Fanny Bay Groundwater Collective s'est formé lors d'un marché d'été en 2025.
Photo : Fournie par Wendy Holm
Dans un communiqué, Jackie Ainsworth précise que la subvention permettra au collectif de réunir des preuves et que son objectif à long terme est d'élaborer un plan de gestion durable de l'eau qui permettra de superviser la planification, la gouvernance et la protection des aquifères et des écosystèmes fragiles de Fanny Bay.
Assèchement de puits
Lise Laguë est membre du conseil d'administration de Beaufort Watershed Stewards à Fanny Bay. Cet organisme soutient le Fanny Bay Groundwater Collective dans sa démarche.
Celle qui habite dans la communauté depuis 1998 assure que l’inquiétude face aux deux demandes de permis réside dans le fait qu’il n'y aurait pas assez de données sur les ressources en eau dans la région.
On entend de plus en plus des gens dont leur puits [artésien] s'assèche et ça, c'est très préoccupant.

Lise Laguë lors d'un échantillonnage d'invertébrés benthiques de Cook Creek. « C'est une activité qui, une fois les données soutirées, est un outil qui nous permet entre autres de déterminer la santé du cours d'eau », dit-elle.
Photo : Fournie par Lise Laguë
Depuis cinq ans, son organisme accumule des données en surveillant des puits pour, à terme, en faire l'analyse.
[Sur] l'île de Vancouver, le manteau neigeux est de 44 % [le 1er avril], alors c'est vraiment préoccupant, et on ne sait pas au juste comment [...] l'été va se dessiner.
Lise Laguë pense que la province devrait mieux encadrer l'extraction de l'eau et que, même si c’est difficile, il faudra finalement faire des priorités.
Informations parcellaires
Tom Gleeson, un professeur dont les recherches portent sur la gestion durable de l’eau souterraine à l’Université de Victoria (UVIC), explique que la province surveille l’eau souterraine (nouvelle fenêtre) avec plus de 220 puits de surveillance, mais qu’il en faudrait sûrement plus.
La Colombie-Britannique, dit-il, a cartographié plus de 1000 aquifères, avec davantage de précision dans le sud de la Colombie-Britannique et sur l'île de Vancouver que dans le nord de la province.
Un certain nombre d'aquifères situés sur la côte est de l'île de Vancouver sont confrontés à des difficultés, notamment les années de faibles précipitations ou les années de sécheresse estivale.

Tom Gleeson, professeur à l’Université de Victoria, fait de la recherche sur la gestion durable de l’eau souterraine.
Photo : Fournie par Tom Gleeson/Armando Tura
En Colombie-Britannique, depuis 2016, les utilisateurs d'eau souterraine à des fins commerciales doivent obtenir un permis du gouvernement provincial. Or, Tom Gleeson mentionne qu’il reste encore un certain nombre d'utilisateurs de puits qui n'ont pas demandé ces permis.
Nous ne savons même pas encore très précisément combien d'utilisateurs d'eau souterraine il y a dans la province ni quelle quantité ils utilisent, ce qui nuit à notre capacité à gérer, comprendre et assurer la durabilité et la disponibilité de ces ressources.
Décision d'ici l'été 2027
Dans un courriel, le ministère de l’Intendance de l’eau, des terres et des ressources apporte une précision : La plupart des permis d'utilisation de l'eau sont accordés à perpétuité, sous réserve des clauses du permis.
La province prévoit que toutes les demandes d’utilisation des eaux souterraines existantes seront terminées d’ici l’été 2027, y compris ces deux demandes [de Cermaq et de Natural Glacial Waters].
Le Ministère précise que les demandes des deux entreprises ne sont pas des demandes de nouvelle utilisation, mais relèvent plutôt de dispositions de transition où l'utilisation de l’eau devait déjà avoir lieu avant la réglementation de 2016.
Si la quantité d'eau disponible est insuffisante pour répondre aux besoins humains et/ou écologiques d'un système, ou s'il existe un risque de pénurie d'eau, la province peut demander directement aux utilisateurs d'eau de réduire volontairement leur consommation, assure le Ministère.
Dans la région de Fanny Bay, un puits surveille l’aquifère 415 depuis 2005, dit le Ministère.
Pour trouver des informations sur l’eau, le Ministère mentionne plusieurs sites, dont le BC Drought Portal (nouvelle fenêtre), BC Water Science Series (nouvelle fenêtre), Aquarius (nouvelle fenêtre), la page GWELLS Aquifer Search (nouvelle fenêtre), ou encore la carte interactive Groundwater Level (nouvelle fenêtre).
Les eaux souterraines sont vraiment l'une de nos ressources les plus importantes, et pourtant totalement invisibles, dont nous dépendons pour boire, pour soutenir de nombreux services écosystémiques importants et pour produire une grande quantité de nourriture, indique Tom Gleeson.


2 week_ago
41



























.jpg)






French (CA)