NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
À moins de deux jours du déclenchement d’une grève, les cols bleus de Montréal se sont rassemblés par centaines samedi derrière l’hôtel de ville de Montréal pour « tendre la main » une dernière fois à la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada.
« Faut comprendre qu’aujourd’hui, on tend une dernière fois la main à l’administration municipale pour lui dire que c’est le temps de montrer à l’international, avec le Championnat du monde [de cyclisme sur route], que Montréal respecte ses employés, ceux qui font tourner la ville », a déclaré Nicolas De Ciccio, président du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal (SCFP 301), en mêlée de presse. « On le répète, notre désir c’est encore d’avoir une entente de principe. On pense que c’est encore possible d’y arriver. »
Après une assemblée générale au Palais des Congrès pour faire le point sur les négociations, plus de 1000 cols bleus se sont rassemblés au Champ-de-Mars samedi midi pour faire entendre leur voix.
La convention collective des quelque 6000 cols bleus de Montréal est échue depuis le 31 décembre 2024, et le litige porte principalement sur les augmentations de salaire. Le syndicat affirme que la proposition actuelle de l’administration Martinez Ferrada aurait pour effet « d’appauvrir et de réduire le pouvoir d’achat [en tenant compte de l’inflation et du coût de la vie] » de ses membres. La Ville soutient de son côté avoir une marge de manœuvre très serrée à la lumière de ses difficultés budgétaires.
« Quand on dit qu’il n’y a plus d’argent dans les coffres, la Ville a des revenus de plusieurs milliards de dollars par année. Il faut regarder où on dépense l’argent », a clamé M. De Ciccio. « Je ne crois pas qu’investir dans son expertise interne, dans ceux qui réparent, qui font fonctionner la ville, ce soit une dépense d’argent. »
Grève pendant les championnats
La grève doit débuter mardi prochain à 6 h et durer jusqu’au 28 septembre à 6 h, ce qui entre dans la plage horaire des Championnats du monde de cyclisme sur route UCI, qui se tient du 20 au 27 septembre. Le débrayage affecterait différents arrondissements en alternance, sans durer plus de 24 heures consécutives dans le même arrondissement. Les services essentiels seraient toutefois maintenus.
Le président du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal assure qu’en cas de grève, aucune activité de grève ne viendra perturber les parcours des coureurs cyclistes. « Par contre, il peut y avoir des perturbations de certaines activités qui vont être en parallèle du Championnat du monde UCI », a-t-il affirmé.
Alors que des caméras du monde entier seront braquées sur Montréal le temps de l’événement sportif, les cols bleus entendent être « très visibles ». « On va passer notre message, puis on va être impossible à ignorer. »
En plus des conditions salariales, les contrats donnés à des entreprises privées pour le resurfaçage de l’asphalte en prévision du Mondial de cyclisme ont provoqué l’indignation des cols bleus. « Cet affront manque de respect envers ces travailleurs et travailleuses et envers les contribuables », avait déclaré Nicolas De Ciccio, dans un communiqué de presse au mois d’août.
« Respect de l’employeur »
D’autres négociations sont prévues dimanche toute la journée. M. De Ciccio avance « qu’il y a du mouvement » du côté de l’employeur et que « c’est encourageant » — sans détailler davantage, ne souhaitant pas « négocier sur la place publique » — mais que « les offres salariales sont [encore] insuffisantes ».
Si, malgré cette possible grève de sept jours, les négociations demeurent dans l’impasse, M. De Ciccio n’exclut pas la possibilité d’un nouveau débrayage au cours des prochaines semaines ou des prochains mois. Les cols bleus de Montréal avaient déjà déclenché des grèves en février et en avril derniers.
« On se joint à la mobilisation parce que nous aussi, on a un combat à amener pour avoir le respect de la part de l’employeur », a affirmé Éliane Scofield Lamarche, présidente du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (SCFP 429), dont la convention collective est échue depuis le 31 décembre 2025.
Au dixième mois de négociations avec la Ville de Montréal, Mme Scofield n’écarte pas l’option de la grève. « On a tous les outils pour négocier de bonne foi, mais on ne sera pas différent de n’importe qui d’autre », dit-elle. « S’il faut se rendre là comme plusieurs autres groupes actuellement, bien écoutez, on verra rendu là. Mais évidemment, nous, notre objectif, c’est d’avoir une entente négociée à la table. »


5 hour_ago
54

























.jpg)






French (CA)