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REPORTAGE - Pour la première fois depuis 1919, la ville de Clermont-Ferrand a élu un maire de droite au terme d’une campagne axée sur l’insécurité et ponctuée par une alliance bancale de la gauche au second tour.
«Ça fait beaucoup de changement en peu de temps !» Fabien ne cache pas sa satisfaction tant il arbore un large sourire. Cet habitant du quartier de la gare de Clermont-Ferrand, longtemps plongé dans le narcotrafic et si symptomatique de l’insécurité croissante dans la ville auvergnate, se réjouit de la bascule historique de la cité puydômoise. Julien Bony l’a emporté sur le maire sortant Olivier Bianchi qui briguait un troisième mandat, avec 50,91% des suffrages contre 45,45% pour le socialiste. Le candidat Les Républicains a ainsi fait tomber un bastion historique. Et pour cause, Clermont-Ferrand était la ville de plus de 100.000 habitants la plus anciennement ancrée à gauche, depuis plus d’un siècle. Pour beaucoup, l’élection s’est notamment jouée sur la thématique de la sécurité car la ville-préfecture est régulièrement émaillée par des faits divers liés au trafic de drogue. Au point d’intégrer le club fermé mais peu glorieux des communes du dispositif «ville sécurité renforcée»…


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