À Paris, des routiers ont mené une opération escargot pour protester contre la flambée des prix du carburant. L'enveloppe de 50 millions d’euros débloquée par le gouvernement ne suffit pas. Les transporteurs réclament des aides ciblées et une baisse des taxes pour éviter de nouveaux blocages.
La colère des routiers s’amplifie. À Paris ce lundi matin, une opération escargot a mobilisé une centaine de cars et de camions sur le périphérique. Les transporteurs protestent contre la flambée des prix du carburant depuis le début du conflit au Moyen-Orient. L’enveloppe de 50 millions d’euros débloquée par le gouvernement pour le mois d’avril n’a pas convaincu les professionnels.
"Nos trésoreries ne sont pas extensibles"
Pour ces derniers, cette ristourne de 20 centimes par litre reste insuffisante face à la hausse des prix. Entre février et aujourd’hui, il faut en moyenne débourser 50 centimes de plus par litre à la pompe, une augmentation qui pèse lourdement sur la trésorerie des entreprises.
C’est le cas de Catherine, à la tête d’une société de transport regroupant 16 cars de tourisme, qui a participé à la manifestation ce lundi matin. "Aujourd’hui, ce n’est plus possible. À chaque fois qu'on sort un véhicule pour aller faire une prestation, on perd de l'argent. Mais ça ne peut pas durer, car nos trésoreries ne sont pas extensibles, surtout en sortie d’hiver, période de faible activité pour nous", dénonce-t-elle.
Dans l’après-midi, Catherine a rencontré le préfet de Paris avec d’autres représentants de la filière. Elle espère, en complément du plan d’urgence, des aides ciblées et immédiates, avec un encadrement des prix et une baisse des taxes sur le carburant. Un scénario pour l’instant écarté par le gouvernement, ce qui pourrait entraîner de nouveaux blocages à Paris et ailleurs dans le pays.


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