MigrationsReportage

Si la ville semble s’être vidée, il est assez aisé de repérer les jeunes venus du Maroc pour rejoindre l’enclave espagnole cette semaine. Épuisés et isolés, ils se raccrochent à l’espoir de pouvoir construire leur avenir en Europe, et sont aidés par une partie de la population.

2 août 2026 à 09h43

Ceuta (Espagne).– Ils errent sur une grande artère bordée de palmiers, et alpaguent les passants qui leur semblent être arabophones pour tenter de trouver le « Ceti », le centre d’accueil temporaire de l’enclave. Sur le smartphone d’un passant, un trajet de 3,6 kilomètres, soit cinquante minutes de marche, s’affiche à l’écran. Les visages d’Aymen, 15 ans, et Mohad, 16 ans, se décomposent. « Il y en a un autre plus près », assure le premier, originaire de « Casa » au Maroc.