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Après neuf ans à la tête de la paroisse Saint-Gabriel-sur-Maine, Jérôme Hamon quitte le Vignoble nantais pour une nouvelle mission à Saint-Nazaire.
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Par Lou Van Cauvenberghe Publié le 12 sept. 2026 à 18h30
« Nouvelle mission, nouvelle paroisse ! » Après près d’une décennie au service des fidèles de la paroisse Saint-Gabriel-sur-Maine et des sept clochers qui la compose, le prêtre Jérôme Hamon a laissé sa place à son successeur, le père Guillaume Danno, pour s’installer à Saint-Nazaire. Un changement de vie « déstabilisant » pour celui qui a passé des années dans le Vignoble. « Neuf ans, c’est assez long, on tisse des liens. Quand on est bien quelque part, on s’enracine », reconnaît-il.

À 52 ans, ce curé qui garde toujours le sourire, ne peut s’empêcher de se réjouir de cette nouvelle mission que lui a confiée l’évêque de Nantes, Laurent Percerou, à qui il a promis obéissance. « Ce qui me rend heureux, c’est de me renouveler », confie Jérôme Hamon. Il a été ordonné prêtre en 2003, après onze années d’études, et a exercé dans plusieurs communes avant de s’enraciner aux côtés des vignes de muscadet.
« Un berger »
Au cours de sa carrière dans le Vignoble nantais, celui qui se définit comme « un berger » se remémore notamment l’un des projets qu’il a réussi à mettre en place. Baptisé Effata, ouvre-toi, il s’est déroulé sur trois années consécutives.
Des paroissiens ouvraient alors leur maison, toute une journée, à celles et ceux qui demandaient le baptême. L’objectif : témoigner de leur foi, mais aussi « les aider à ouvrir les portes de leur cœur ». Lancé en 2019, le projet a touché jusqu’à 200 personnes sur le territoire.
Une initiative qui répondait aussi à une préoccupation plus large du prêtre : l’évolution de la place de l’Église dans la société. « Il y a de moins en moins de chrétiens en France. Et ça pose des questions », fait remarquer le prêtre, même si « l’on baptise de plus en plus d’adultes ».
Engagé dans l’Église à l’âge de 21 ans, Jérôme Hamon porte d’ailleurs un regard lucide sur l’institution à laquelle il a consacré sa vie. « L’Église n’est pas le miroir du monde. Elle est sainte, mais pas sans pécheurs. »
« La mort, on la fréquente »
Au quotidien, le prêtre est également confronté à des moments plus difficiles : « La mort, on la fréquente beaucoup quand on est prêtre. »
Pour tenir dans cette mission, l’homme d’Église accorde une place plus qu’importante à la prière. Seul ou avec un confrère, ce temps lui permet de prendre du recul et de retrouver le sens de son engagement.
« Comme dans n’importe quel métier, parfois on peut s’éparpiller. » Alors, la prière lui permet de se recentrer : « Je me réaligne, je me remets dans ma mission et ça ne me prend que très peu de temps. »
Originaire de Châteaubriant, Jérôme Hamon assume d’ailleurs pleinement cette part de solitude inhérente à sa vocation. « Je me retrouve dans la prière, la solitude, la lecture, la musique… J’aime bien », lâche-t-il.
L’été précédant son départ, il s’était notamment arrêté sur la biographie de Dostoïevski écrite par Stefan Zweig, un auteur qu’il « [a] beaucoup lu quand [il était] jeune ». Amateur de piano et de musique classique, mais aussi des années 70, le prêtre cultive ainsi des moments à l’écart de l’agitation quotidienne.
Une vie de rencontres
Car si le sacerdoce implique une certaine solitude, il est aussi synonyme de contact humain. « On rencontre tellement de monde. Un repas à midi, un rendez-vous à 15 h… On est très sollicité », sourit Jérôme Hamon, qui a tout de même l’air très sociable.
Chaque prêtre est également épaulé par un « accompagnateur spirituel », à qui il peut se confier. Une manière de ne pas rester seul face aux questionnements liés à sa mission.
Et dans ce quotidien où les sollicitations sont nombreuses, Jérôme Hamon garde en tête une conviction : « On est humbles ouvriers et on n’est pas toujours à la hauteur. » Une phrase qui résume, selon lui, la place du prêtre : accompagner, écouter, transmettre, mais ne pas prétendre tout résoudre.
Qui est Guillaume Danno ?
Jérôme Hamon laisse désormais cette mission au père Guillaume Danno. Âgé de 48 ans, le nouveau curé de la paroisse Saint-Gabriel-sur-Maine a été ordonné prêtre en 2008, après des études de théologie.
Mais avant de rejoindre le séminaire, Guillaume Danno avait également étudié un tout autre métier. « J’ai été pharmacien pendant un an. »
Une première orientation professionnelle qui n’a toutefois pas effacé une vocation ressentie très tôt, « vers 10-11 ans ».
Le nouveau curé a été présenté officiellement aux paroissiennes et paroissiens par l’évêque de Nantes samedi dernier. Il prend ainsi la suite de Jérôme Hamon, parti accomplir sa nouvelle mission ailleurs.
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