NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
À 80 ans, la vie a tendance à ralentir, mais pas pour Raymond Turgeon. À la recherche de sensations fortes et uniques, il se rend au mont Farlagne plusieurs fois par semaine pour déferler les pentes avec sa planche à neige.
80, ce n’est qu’un chiffre pour Raymond Turgeon. Alors qu'il vous dépasse sur la piste, difficile d’imaginer qu'il est octogénaire.
Quand je tourne et que je suis bien accroché, tu sens la gravité descendre. C’est un sentiment que tu ne peux pas décrire. Je m’amuse, raconte le planchiste.
Malgré son âge, il allie vitesse, virages coupés et stabilité impressionnante. Il décrit cette sensation comme un véritable état de transe.

Raymond Turgeon prend des virages serrés aisément.
Photo : Radio-Canada / Allyson Dubé
Ce qu’on dit, souvent, quand tu seras à la pension, je vais faire ci, je vais faire ça, mais faut tu l'aies faite avant la pension si tu veux être capable, croit-il.
Lorsque la planche à neige a fait son apparition dans les centres de skis dans les années 90, Raymond Turgeon a décidé d’essayer cette nouveauté.
J’enseignais le ski, j’ai essayé le snow parce que c’était un genre de challenge, pis j’ai resté attaché. J’ai réessayé le ski après, mais je n’avais pas le sentiment de tourner comme j’avais en planche, a-t-il confié.

Raymond Turgeon à gauche, avec les autres évaluateurs de la Fédération du Québec de 1991 à 1994.
Photo : Raymond Turgeon
Il a transmis sa passion à des centaines de jeunes pendant plus de 20 ans dans différents monts du Nouveau-Brunswick et du Québec. Il a également accompagné à maintes reprises des groupes de compétition un peu partout au Canada et ailleurs.

Raymond Turgeon et une équipe de compétition à Whithehorse au Yukon en 2007 aux Jeux du Canada.
Photo : Raymond Turgeon
Celui qui a vu son sport naître et grandir estime que le monde de la planche à neige est en constante évolution. Je travaille encore sur ma technique à 80 ans. Si je fais des virages et qu'ils ne sont pas beaux, je retourne aux exercices. Je ne fais pas juste descendre, je me tannerais. Ça a évolué, mais la base reste la même.

Raymond Turgeon s'estime chanceux de pouvoir pratiquer son sport à son âge
Photo : Radio-Canada / Allyson Dubé
Véritable force de la nature, Raymond Turgeon travaille toujours comme électricien, est arrière-grand-père et ça lui arrive encore de donner des cours de planche à neige. Au mont Farlagne, il décroche les sourires et inspire petits et grands.
Je suis chanceux, parce que les sports d’hiver m’ont tenu.
Le voyage sur sa planche
La planche à neige a beaucoup fait voyager Raymond Turgeon. Les Jeux olympiques de Milan-Cortina ont d’ailleurs une connotation bien particulière pour l’athlète de Saint-Jacques. Il a lui-même eu la chance de grimper sur les sommets qui sont actuellement hôtes des compétitions olympiques.

Raymond Turgeon en Italie en 2010.
Photo : Radio-Canada / Allyson Dubé
J’étais en snow avec l’équipe de la Nouvelle-Écosse de jeunes, c’était de belles conditions, de bons souvenirs. Tu peux choisir de skier en Italie ou en Suisse, à cause de la proximité. C’était spécial, se remémore-t-il.
Il est allé en Europe, en Suisse, dans l'Ouest américain et l'Ouest canadien. Malgré toutes ces montagnes visitées et les souvenirs mémorables, Raymond Turgeon aime encore sa petite montagne comme il aime bien la surnommer, en faisant référence au mont Farlagne.
Je m’amuse comme si j’étais un jeune.
Raymond Turgeon continuera de faire de la planche à neige, tant que sa santé le lui permet. À le croire, il continuera jusque dans les trois chiffres.
Avec les informations de Radio-Canada


3 month_ago
39



























.jpg)






French (CA)