NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Champion de padel de Normandie U16, qualifié pour les championnats de France, Zack Muller-Legrix, 15 ans, s’apprête à rejoindre une académie espagnole de haut niveau. Rencontre.
Article réservé aux abonnés S'abonner

Par Sophie Quesnel Publié le 3 juil. 2026 à 21h20
Il a 15 ans, une maturité étonnante et des rêves à la hauteur de son talent. Après une rencontre qui a changé son destin, Zack Muller-Legrix va s’envoler pour l’Espagne, cet été, afin de poursuivre son ascension dans le padel, ce sport de raquettes qui se pratique en double sur terrains grillagés ou vitrés. Retour sur le parcours d’un adolescent qui n’a pas peur de viser la lune.
Le déclic est venu presque par hasard. Un séjour en Espagne, une raquette de padel prise pour le plaisir, quelques cours… et une passion qui balaie onze années de tennis. « Au tennis, on est seul. Mentalement, c’est parfois très dur. Au padel, on joue à deux, on échange, on construit ensemble. Et puis il y a les vitres, toute cette dimension tactique qui m’a tout de suite plu », raconte Zack Muller-Legrix, 15 ans, jeune habitant de Bonneville-sur-Touques (Calvados).
Car le padel n’est pas un simple dérivé du tennis. Sur un terrain plus petit, entouré de vitres et de grillages, les rebonds deviennent des alliés. Une balle que l’on croirait perdue revient dans le jeu après avoir frappé une vitre. « Au début, c’est très perturbant. Au tennis, on court vers la balle. Au padel, il faut parfois la laisser passer derrière soi avant de la jouer. C’est complètement contre-instinctif » remarque Zack.
Une progression fulgurante
De retour en France après une année de quatrième passée dans un lycée français en Espagne, Zack enchaîne les heures d’entraînement. Six heures par semaine dans deux clubs à Mondeville avec Maxime Forcin et à Biéville-Beuville près de Caen où le jeune Augeron est scolarisé, auxquelles s’ajoutent quasiment tous les week-ends de compétition. Les résultats suivent très vite.
Cette saison, il décroche le titre de champion de Normandie U16, synonyme de qualification pour les championnats de France qui se disputeront fin août à Marseille. Quelques semaines plus tard, il remporte également le championnat du Calvados… associé à son propre entraîneur au club de Biéville-La-Pommeraie près de Caen, Marc Durieux. « C’était une belle façon de terminer la saison », sourit le jeune joueur.

Le pari de l’Espagne
Mais le plus grand tournant est peut-être encore à venir. L’été dernier, pendant des vacances familiales à Valence (Espagne), Zack demande simplement à disputer quelques entraînements pour ne pas interrompre sa progression. À l’issue d’une séance, un entraîneur vient trouver ses parents.
Le niveau du jeune Normand attire l’attention du responsable d’une académie internationale de padel. Une rencontre est organisée dès le lendemain. Quelques heures plus tard, une proposition tombe : intégrer l’académie dès la rentrée. La décision est rapide. Dans deux mois, Zack repartira vivre en Espagne.
Au programme : cinq heures d’entraînement quotidien, réparties entre technique, préparation physique et matches. Pour poursuivre sa scolarité, il suivra les cours du CNED dans un dispositif réservé notamment aux sportifs engagés dans un projet de haut niveau.
Le sport, oui… mais pas à n’importe quel prix
Ses parents ne cachent pas l’ampleur de l’organisation. Les allers-retours entre la France et l’Espagne seront nombreux. Il faudra jongler entre la vie familiale, les compétitions et les obligations scolaires.
Le sport est une chance, mais il faut aussi préparer l’avenir. Les études restent importantes. S’il devient professionnel, tant mieux. Sinon, il aura construit autre chose. L’essentiel est qu’il n’ait jamais de regrets.
Un discours que Zack partage pleinement.
Si je donne tout et que je n’y arrive pas, je n’aurai aucun regret. En revanche, si je ne fais pas le maximum, je pourrai toujours me demander ce qui se serait passé.
Une ambition assumée
À seulement 15 ans, le jeune joueur n’a pas peur d’annoncer la couleur. Son objectif ? Intégrer un jour l’équipe de France. Puis gravir tous les échelons du circuit international, des tournois FIP jusqu’aux grands rendez-vous mondiaux. Et, pourquoi pas, atteindre un jour la première place mondiale. Une ambition affichée avec beaucoup de calme et sans la moindre fanfaronnade.
Car derrière les trophées et les rêves de sommet, ce qui frappe le plus chez Zack, c’est sa maturité. Bilingue anglais après une première expérience en Espagne, déjà tourné vers l’international, capable de parler aussi naturellement de tactique que d’équilibre de vie, l’adolescent donne le sentiment de savoir exactement où il veut aller.
La route sera longue. Elle sera exigeante. Mais une chose est déjà certaine : à 15 ans, Zack possède un atout que beaucoup de sportifs mettent des années à acquérir. Il sait pourquoi il joue. Et il est prêt à tout mettre en œuvre pour aller au bout de son rêve. Comme l’écrivait Oscar Wilde : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. »
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


3 month_ago
42



























.jpg)






French (CA)