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Pour recruter ses futurs ingénieurs, Anduril lance un défi hors norme : une course de drones 100 % autonomes. À la clé pour le meilleur codeur : 500 000 dollars et un poste dans l’entreprise de défense.
Oubliez le curriculum vitæ papier : votre dextérité en programmation de drone sera le CV. Voilà, en somme, l’approche inhabituelle que propose la société américaine Anduril Industries avec sa dernière initiative, présentée le 27 janvier 2026. L’idée ? Un Grand Prix de drones supervisés par une intelligence artificielle.
Une course à armes égales
Sur X, Anduril Industries a annoncé la couleur : « Aucun pilote humain. Pas de modification matérielle. Des drones identiques. Le logiciel est la seule voie vers la victoire. Si vous gagnez, c’est parce que votre autonomie est la meilleure. Point final. » Et pour motiver les troupes, Anduril a deux atouts dans sa manche : 500 000 dollars et un poste à la clé.
Plutôt que de faire une compétition classique de drones où l’optimisation matérielle et le bricolage jouent un rôle crucial dans la victoire, le Grand Prix imaginé par Anduril entend mettre tout le monde sur un pied d’égalité afin de se focaliser sur un unique facteur sur lequel se départager : le code. Car le drone qui l’emportera s’appuiera forcément sur un code bien pensé.

D’où les consignes décrites par Anduril dans son tweet, afin d’écarter tout autre paramètre qui fausserait la sélection. Les appareils seront fournis par le constructeur Neros Technologies et seront donc tous identiques. La partie opérationnelle de la course sera gérée par la Drone Champions League, une organisation de référence dans ce domaine.
Des qualifications préalables, avant la course
Mais tout le monde ne pourra pas participer à ce Grand Prix — dont ce sera la première édition, avec la promesse d’autres rendez-vous ultérieurs. Avant de pouvoir participer à la vraie course, qui constituera en fait la finale, il va falloir passer une série d’étapes préalables. Il faut voir ça comme une qualification. Ou comme un entretien d’embauche par étapes.
Le calendrier évoqué par Anduril prévoit ainsi un écrémage progressif pour ne garder que l’élite. La première phase, prévue d’avril à juin 2026, se fera sur des circuits virtuels. Les candidats et candidates devront soumettre leurs algorithmes en langage Python pour s’affronter sur des circuits numériques, via une plateforme de simulation.
Les codes les plus performants passeront à l’étape suivante, avec un stage organisé en septembre 2026 en Californie du Sud — l’État dans lequel réside Anduril. Il est prévu deux semaines de test avec intégration sur des drones physiques de Neros. L’idée : passer du virtuel au réel et faire les ajustements nécessaires à un vrai vol et tous ses aléas.
Ensuite viendra le temps de la confrontation finale, avec une course prévue dans l’Ohio. L’évènement sera ouvert au public et diffusé en ligne — une bonne occasion de médiatiser l’évènement. Mais pour Anduril, la société de Palmer Luckey, tout cela n’est que pour le spectacle. Le groupe a de gros intérêts dans les drones et les missiles autonomes.
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