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Une transgenre a été lacérée avec des bris de verre par deux inconnus dans le tunnel du Verdanson où elle taguait. Voulant la violer, ils ont découvert qu'elle possedait un pénis.
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Par Jean-Marc Aubert Publié le 16 août 2026 à 17h52 ; mis à jour le 16 août 2026 à 17h58
Une transgenre montpelliéraine âgée de 21 ans a été victime d’une violente agression, ce jeudui 13 août 2026, entrte 17h et 17h30, dans le petit tunnel du lit du canal du Verdanson. Lacérée au visage, aux bras et aux jambes avec des tessons de bouteilles de bière par deux inconnus qui voulaient la violer, mais fort heureusement légèrement blessée, elle a réussi à s’échapper et à se réfugier, en état de choc sur le quai au niveau de la place Albert 1er.
Secourue, on lui a posé cinquante points de suture aux urgences de l’hôpital Lapeyronie, qu’elle a quittées à 19h30 pour être entendue sur les faits au commissariat central, où le Service local de police judiciaire -Slpj– est en charge de l’enquête.
Assise sur le trottoir
Il est 17h30, ce jeudi, quand des témoins appellent la police municipale de Montpellier : ils viennent de découvrir une jeune femme qui perd du sang, assise sur le trottoir à l’angle de l’avenue Saint-Charles et de la rue Bouisson-Bertrand. Les sapeurs-pompiers du Sdis 34 sont prévenus et à leur arrivée, la victime qui présente de nombreuses lacérations et scarifications leur explique -ainsi qu’aux agents- qu’elle vient d’échapper à un viol dans le tunnel du quai du Verdanson en contrebas. Elle est admise au CHU.
Un pénis
La police nationale prend le relai et procède à l’audition de cette dame qui leur révèle être transgenre et avoir subi des violences avec une arme blanche tranchante de la part de deux hommes, qui se sont acharnés sur elle après avoir découvert qu’elle possédait un pénis, et alors qu’ils allaient la violer. Après lui avoir lacéré diverses parties du corps, ils ont pris la fuite en courant dans le lit du Verdandon, en direction du Corum.
Lampes torches
Elle livre leur description : jeunes, mesurant 1,80m, vêtus intégralement de noir et de type caucasien, ils étaient munis chacun d’une lampe torche au front. Au même titre que la victime qui était descendue dans le Verdanson pour tracer des tags, comme elle lme révèle aux policiers, tous deux étaient en possession de bombes de peinture idoine, quand elle les a surpris. L’occasion faisant le larron visiblement, croyant qu’il s’agissait d’une femme, ils ont tenté d’abuser d’elle dans cet endroit isolé après avoir engagé une brève conversation, interrompue en découvrant qu’il s’agissait en réalité d’un homme puisqu’ils ont aperçu son sexe, avant de lui porter des coups tranchants. Deux individus homophobes ?
Des morceaux de verre
Dans un premier temps, dans la version des faits, elle est incapable de dire qu’elle est l’arme blanche utilisée, le tunnel étant plongé dans l’obscuruté et étant aveuglée par les torches, mais les investigations réalisées par la police technique et scientifique du Service interdépartemental de l’Identité judiciaire -SIIJ- de la DIPN 34 ont permis de retrouver des morceaux de verre de bouteilles de bière brisées à l’endroit où des traces de sang frais appartenant à la victime ont été localisées. Les multiples blessures correspondraient à l’utilisation de ces tessons de bouteille, comme une expertice dans le « service des vivants » du Département de médecine légale du CHU de Montpellier devrait le confirmer.
Bombe de peinture récupérée
Ces indices ne font aucun doute pour les enquêteurs, la vingtenaire a bien été agressée dans ce tunnel, où elle a reconnu qu’ayant déjà visité le lit du Verdanson entre le Corum et Albert 1er pour admirer les tags qui fleurissent sur les murs, l’envie lui avait pris de venir taguer à son tour. Sa bombe de peinture a d’ailleurs été récupérée sur place par les policiers et placée sous scellé judiciaire.
Vidéoprotection
Les policiers du Slpj vont exploiter les bandes de caméras de vidéoprotection de la Ville de Montpellier fixées sur les artères longeant et surplomant le lit du Verdanson pour tenter d’identifier les deux agresseurs. La procédure d’enquête préliminaire est supervisée par le procureur de la République de Montpellier.
C’est quoi une transgenre ?
Une personne transgenre possède une identité de genre différente du sexe qui lui a été assigné à la naissance. Ce terme englobe les femmes trans, les hommes trans et les personnes non binaires. Il s’agit d’une réalité liée à l’identité intime, indépendante de l’orientation sexuelle.
Le Verdanson, un spot très connu
Le Verdanson est une rivière longue de plusieurs kilomètres qui traverse la ville de Montpellier pour se jeter dans le fleuve le Lez, entre les quartiers d’Antigone et des Aubes. Outre sa célébrité lors des épisodes pluvieux méditerranéen et ses brusques augmentations de débit, le Verdanson réserve bien des surprises lorsque le soleil est au rendez-vous, ce qui arrive relativement souvent à Montpellier : c’est le QG du Street Art. En effet, il s’agit surement du spot le plus connu pour les grapheurs montpelliérains et ceux, artistes à leurs heures perdues qui viennent séjourner ici. L’agression de ce jeudi atteste qu’il est dangereux de s’y aventurer.
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