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« C'est formidable de voir l’art local prendre vie ici », s'exclame Hudson Rogy, un cinéphile de Kelowna, qui a invité plusieurs de ses amis à la 4e année des Okanagan Screen Awards (OSA). Ce festival, organisé les 28 et 29 mars à West Kelowna, en Colombie-Britannique, se veut une plateforme pour faire rayonner les films produits localement.
Cet événement est chapeauté par l’organisme sans but lucratif, l'Okanagan Society of Independent Filmmaking (OSIF), dont Nina Bournival préside le conseil d’administration.
Le festival, c'est vraiment un prolongement de l’OSIF, dont le but est de célébrer et de rapprocher les cinéastes indépendants de la région [de l’Okanagan], explique-t-elle.

Nina Bournival est présidente du conseil d’administration de l’organisme sans but lucratif qui organise le festival, soit l'Okanagan Society of Independent Filmmaking.
Photo : Radio-Canada / Charlotte Groulx
Cette association, fondée il y a plus d’une vingtaine d’années, présente cet automne sa 19e édition d’un festival de films d’horreur locaux, en plus d’organiser des activités de réseautage, des ateliers et des concours pour l’industrie cinématographique indépendante de l’Okanagan.
Les OSA tirent leur financement de subventions du gouvernement de la Colombie-Britannique et de la Ville de Kelowna, en plus de nombreux commanditaires, dont le principal est la section locale 891 de l’Alliance internationale des employés de scène, de théâtre et de cinéma.
Popcorn et réseautage
L’ensemble des 373 billets ont été vendus pour la journée du samedi, qui est consacrée à la projection de 28 courts-métrages, de 5 films d’animation et de 10 vidéoclips produits dans l’Okanagan ou réalisés par des créateurs de la région.
Après ce marathon de films, les participants sont invités au centre-ville de Kelowna pour une remise de 29 prix, précédée d’un tapis rouge.
Au moment d’écrire ces lignes, il restait encore des billets pour la séance du dimanche 29 mars, qui marquera la fin festival avec la diffusion de 12 documentaires.

Hudson Rogy, qui assiste au festival pour la troisième fois, y a invité ses amis, dont Oliver Rogers, pour « soutenir l’art local ».
Photo : Radio-Canada / Charlotte Groulx
Parmi les festivaliers, il y a des membres de l’industrie, comme Norm Coyne, qui a produit deux films présentés, et qui profite de l’occasion pour regarder avec qui il aimerait travailler.
D’autres participants sont là pour encourager leurs proches, comme Godfrey Cook, de West Kelowna, dont une amie joue dans plusieurs courts-métrages. Je veux juste m'assurer qu’elle soit vue. Ce sera génial de la regarder sur grand écran.

Un couple de Summerland s’est déplacé pour découvrir « ce à quoi ressemblent les films de l’Okanagan ».
Photo : Radio-Canada / Charlotte Groulx
Certains sont à l’affût de nouveaux talents, comme Sheri Klaussen. Je suis tellement fière du talent dont nous disposons ici, dit-elle, avant de comparer la vallée de l’Okanagan à l’Hollywood du Nord. Et elle n’est pas la seule à faire ce type de rapprochement.
Une industrie en développement
Je me suis fait dire, quand je suis arrivée ici il y a deux ans, que l’Okanagan était ce que Vancouver était dans le monde des films en 1997, affirme Marie Ashwood, comédienne et productrice qui a écrit et joué dans un court-métrage présenté au festival, The Letter.
Elle poursuit en expliquant que c’est le moment qui a précédé l’explosion internationale de l’industrie cinématographique de Vancouver. Beaucoup de gens croient que l'Okanagan est en train de se développer comme Vancouver [l’a fait], dit-elle.
L’artiste originaire du Québec souligne les avantages de cette région de la Colombie-Britannique : ses coûts de production moins élevés et ses nombreux décors naturels disponibles, avec ses quatre saisons et son développement urbain.

Pour la première fois, le festival a lieu à West Kelowna, au cinéma Landmark Xtreme.
Photo : Radio-Canada / Charlotte Groulx
Nina Bournival, qui travaille également sur des plateaux de tournage comme adjointe à la réalisation, soutient qu’il est possible de gagner sa vie dans ce milieu dans la vallée de l’Okanagan.
La présidente du conseil d'administration de l’OSIF s’engage à faire des efforts pour qu’on développe du contenu local [en] français.
Mme Bournival annonce qu’elle consacrera les prochains mois à la production d’un court-métrage français pour le festival de films d’horreur HorrorFest, présenté par l’OSIF.
Elle souhaite que cette démarche inspire d’autres créateurs francophones de la région: J'aimerais beaucoup commencer à voir [cette présence] dans nos festivals.


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