NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les sorties répétées des maires du Québec n’auront pas convaincu le gouvernement Legault d’investir massivement dans les infrastructures municipales. À 7,2 milliards de dollars sur 10 ans, les investissements consacrés aux villes sont en hausse de 4,4 % dans le budget présenté mercredi.
Pour mettre ce montant en perspective, à elle seule, la Ville de Québec estime avoir besoin de 5,5 milliards de dollars sur 10 ans pour entretenir ses infrastructures. Bruno Marchand espère une collaboration de 3 milliards des gouvernements supérieurs.
Du côté de Lévis, il faudra 150 millions de dollars à court terme pour augmenter la capacité des usines de traitements des eaux, qui ne fournissent plus à la demande.
Le défi est important pour les villes, mais il est aussi important pour le gouvernement du Québec, fait valoir le ministre des Infrastructures, Benoît Charrette.
Écoles, routes, hôpitaux : la province consacrera 71 % de ses investissements au maintien des actifs, laissant moins de fonds pour les nouveaux projets. Il s’agit d’un rattrapage colossal qui justifie les investissements de 106 milliards de dollars inscrits au PQI, selon le ministre Charrette.

Le ministre des Infrastructures, Benoît Charrette (photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Le gouvernement Legault rappelle aussi que le gouvernement du Québec n’est pas la seule source de financement pour les infrastructures municipales. Le budget souligne notamment la nouvelle entente de 955 millions de dollars avec Ottawa pour les infrastructures dans le domaine de l'eau.
Les municipalités se partageront également 1,7 milliard de dollars en transferts fiscaux, y compris un transfert d’un point de pourcentage de la taxe de vente du Québec.
La mobilité (encore) en planification
Dans le dernier budget Girard avant les prochaines élections provinciales, que le ministre présente à plusieurs égards comme le bilan des années de la CAQ au gouvernement, de nombreux grands projets d’infrastructures dans la grande région de Québec stagnent en phase de planification.
En tête de liste, le 3e lien apparaît toujours dans le PQI, à la fois dans les sections transport routier et transport collectif. À quelques mois des élections provinciales, il serait surprenant de voir des avancées notables alors que Bernard Drainville, qui aspire à succéder à François Legault, est de plus en plus seul à militer pour un pont-tunnel dans le secteur de Sillery.

Le projet de troisième lien entre Québec et Lévis est toujours en phase de planification. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sébastien Vachon
Le remplacement du tablier du pont de Québec tarde lui aussi à se réaliser puisque la première mouture du projet a été refusée par Ottawa. Abandonné l’an dernier, le projet de pont d’étagement dans le secteur de Lebourgneuf est quant à lui toujours absent de la planification budgétaire.
Parmi les projets qui avancent, le tramway entrera au printemps dans sa dernière année de travaux préparatoires et devrait passer en mode réalisation en 2027.
Le chantier du pont de l’île d’Orléans se poursuit aussi cette année avec un débours de 645 millions de dollars. Le coût de ce projet est toujours évalué à 2,7 milliards.
Ce sera aussi la dernière grosse année de travaux sur les échangeurs au nord des ponts. Une tranche de 55 millions de dollars est prévue pour finaliser ce chantier de 471 millions.
Crise de l’itinérance
Les grandes villes du Québec réclamaient aussi une injection de fonds pour combattre la crise de l’itinérance, qui ne cesse de s’amplifier depuis la pandémie.
Le gouvernement du Québec a l’intention d’y consacrer 90 millions de dollars sur 5 ans, dont 42 millions dès cette année.

Selon un dénombrement du ministère de la Santé et des Services sociaux, la Capitale-Nationale comptait 927 personnes en situation d’itinérance en octobre 2022, dont une majorité à Québec. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Hans Campbell
De ce montant, 25 millions de dollars doivent servir à compenser une contribution fédérale qui n’a pas été renouvelée. Cette somme ne se traduira donc pas par une augmentation des subventions aux organismes.
On a la responsabilité de maintenir le continuum de services, c’est pour ça que le montant cette année est plus important. On se donne une année pour convaincre le gouvernement fédéral que c’est une erreur de se retirer, explique le ministre des Finances, Éric Girard.
Le gouvernement du Québec prévoit aussi financer la construction de 1000 logements sociaux cette année, un nombre jugé nettement insuffisant par Québec solidaire, notamment.


2 month_ago
21



























.jpg)






French (CA)