NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Après le déficit et la dette, la France décroche enfin une première place européenne qui rapporte vraiment.
Selon le dernier indice mondial de Janus Henderson, les dividendes ont atteint 757,8 milliards de dollars dans le monde au deuxième trimestre 2026. La France représente à elle seule environ 29 % des versements européens et se classe devant l’Allemagne et la Suisse. À l’échelle mondiale, seuls les États-Unis font mieux.
Bref, pour les actionnaires français, le trimestre n’a pas exactement ressemblé à une cure d’austérité.
La France est le 1er pays en Europe où les entreprises ont le plus versé de dividendes : 61 milliards au 2e trimestre.
211 milliards d’aides publiques aux entreprises, qui alimentent les dividendes des actionnaires, pendant que l’austérité est imposée au reste de la population. pic.twitter.com/6FCNgVPNV9
— Attac France (@attac_fr) September 15, 2026
211 milliards d’euros d’aides aux entreprises, mais attention au chiffre
Ce record intervient alors qu’un autre montant circule depuis plusieurs mois : 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises.
Ce chiffre provient de la commission d’enquête du Sénat sur les aides publiques. Il concerne l’année 2023 et doit être manié avec précision. Les sénateurs parlent d’aides « au sens large », comprenant notamment les subventions de l’État, certaines interventions de Bpifrance, les dépenses fiscales et les allègements de cotisations sociales.
Il ne s’agit donc pas de 211 milliards d’euros de chèques directement versés aux grands groupes. Avec une définition plus restrictive, le Sénat obtient d’ailleurs 108 milliards d’euros.
La comparaison avec les 61 milliards de dividendes du deuxième trimestre 2026 ne permet donc pas d’affirmer que l’argent public a directement terminé dans les poches des actionnaires.
Mais le Sénat lui-même considère le problème suffisamment sérieux pour y consacrer une partie entière de son rapport.
Le Sénat veut couper le cordon entre aides et dividendes
La commission d’enquête relève que certaines entreprises peuvent simultanément bénéficier de dispositifs publics et distribuer des dividendes. Elle propose donc d’exclure certaines aides publiques du bénéfice distribuable, avec un objectif clairement formulé : « éviter que les aides contribuent au financement des dividendes ».
Autrement dit, le débat ne porte pas sur l’existence des dividendes, qui rémunèrent le capital investi, mais sur les contreparties demandées lorsqu’une entreprise reçoit de l’argent public.
Le sujet tombe particulièrement bien. Le gouvernement vient d’annoncer 1,3 milliard d’euros de nouvelles mesures d’économies sur le budget 2026, avec 500 millions d’euros d’annulations de crédits et 783 millions de crédits supplémentaires gelés.
Dans la dernière ligne droite du second quinquennat d’Emmanuel Macron, le contraste nourrit forcément les critiques : l’État cherche des milliards dans ses dépenses tandis que les dividendes des grandes entreprises françaises atteignent des sommets.
On peut discuter du périmètre des 211 milliards. On peut rappeler que les aides servent aussi à financer l’emploi, l’investissement ou la compétitivité. Mais une chose est certaine : avec 61 milliards d’euros distribués en trois mois, les grandes sociétés françaises n’ont pas perdu le numéro de téléphone de leurs actionnaires.


1 month_ago
77

























.jpg)






French (CA)