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Par Le Figaro avec AFP
Le 14 janvier 2026 à 04h20

Pour la première fois, la moyenne des températures à la surface du globe sur les trois dernières années a dépassé de plus de 1,5°C le niveau préindustriel (1850-1990).
Passer la publicité Passer la publicitéL'année 2025 s'est classée au 3e rang des années les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde, quasiment au même niveau que les précédents records de 2024 et 2023, ont annoncé séparément mercredi l'observatoire européen Copernicus et l'institut américain Berkeley Earth.
Pour la première fois, la moyenne des températures à la surface du globe sur les trois dernières années a dépassé de plus de 1,5°C le niveau préindustriel (1850-1990), qui est la limite la plus ambitieuse de l'accord de Paris adopté il y a une décennie. Les climatologues estiment désormais inéluctable que cette limite soit durablement atteinte et dépassée, au prix de canicules et de tempêtes plus intenses.
«La hausse brutale enregistrée entre 2023 et 2025 a été extrême et suggère une accélération du rythme du réchauffement climatique», estiment séparément les scientifiques de Berkeley Earth, aux États-Unis.
Le réchauffement s’accélère
De nombreux climatologues et responsables politiques, ainsi que l’ONU, se sont résignés publiquement depuis l’an dernier à ce que le climat se réchauffe durablement de 1,5°C, la limite la plus ambitieuse de l’accord de Paris signé en 2015. Avec déjà trois années à ce niveau, Copernicus estime probable que le dépassement durable soit officialisé «d’ici la fin de la présente décennie, soit plus d’une décennie plus tôt que prévu».
Cette accélération est d’autant plus préoccupante que les États-Unis, deuxième émetteur de gaz à effet de serre, tournent le dos sous Donald Trump à la coopération climatique mondiale et donnent la priorité politique au pétrole.
Dans le même temps, dans les pays riches, la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre s’essouffle. En France et en Allemagne, la réduction des émissions a encore marqué le pas en 2025 et aux États-Unis, un bond des centrales au charbon a fait repartir à la hausse l’empreinte carbone du pays, effaçant des années de progrès. «L’urgence de l’action climatique n’a jamais été aussi importante», a déclaré Mauro Facchini, chef de l’unité Copernicus, lors d’une conférence de presse. Rien n’indique que l’année 2026 rompra avec cette tendance.


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