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Dans un courrier adressé à Sébastien Lecornu, les huit principales organisations syndicales dénoncent le « passage en force » du texte à l’Assemblée nationale.
Les syndicats contre-attaquent. Les dirigeants des huit principales organisations de salariés ont adressé ce dimanche 12 avril une lettre commune à Sébastien Lecornu pour empêcher l’élargissement du travail le 1er mai (notamment pour les salariés des commerces de proximité). « M. le premier ministre, on ne réforme pas ainsi brutalement un texte issu d’un siècle d’histoire sociale et de conquêtes collectives », martèlent les leaders syndicaux dans leur courrier.
Soucieux de calmer les esprits, Sébastien Lecornu a aussitôt temporisé, son entourage affirmant que « la commission mixte paritaire (CMP) n’a pas encore été convoquée » et qu’il « convient donc de prendre le temps nécessaire pour cheminer vers une solution efficace et acceptable ». À la demande du premier ministre, les huit organisations doivent être reçues ce lundi par le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, pour « poursuivre un dialogue responsable, écouter et apporter des réponses aux questionnements exprimés dans leur courrier. » « Comme le premier ministre l’a toujours dit, il n’y aura pas de passage en force », jure-t-on du côté de Matignon.
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Depuis vendredi dernier, toutes les centrales sont vent debout contre la manœuvre des députés macronistes. Suivis par les Républicains et le RN, ils ont réussi à faire adopter une motion de rejet de la loi sur le 1er Mai. Grâce à ce tour de passe-passe parlementaire, les défenseurs de ce texte espèrent le faire appliquer dès 2026. Le projet de loi doit, avant cela, passer devant une CMP rassemblant députés et sénateurs.


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