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Une nouvelle tempête de poussière frappe l'Irak, le Koweït et l'Arabie saoudite

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EN IMAGES - Les deux dernières tempêtes de poussière ayant frappé l'Irak ont fait un mort et poussé près de 10.000 personnes à se rendre dans des hôpitaux pour soigner des troubles respiratoires.

Des aéroports et les administrations publiques en Irak ont dû suspendre lundi 23 mai leurs activités en raison d'une énième tempête de poussière, qui a déclenché des troubles respiratoires chez plus d'un millier de personnes avant de frapper le Koweït et l'Arabie saoudite voisins.

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Des véhicules roulent au milieu d'une forte tempête de poussière dans la ville de Nasiriyah, dans le sud de l'Irak, le 23 mai 2022. Asaad NIAZI / AFP

Au Koweït, l'aéroport international a suspendu ses vols. Et pour la deuxième fois en moins d'une semaine, l'épais nuage de poussière a couvert la capitale saoudienne Ryad et ses monuments emblématiques, à l'instar de la tour du Kingdom Centre. La défense civile saoudienne a averti que la tempête persisterait jusqu'à la nuit. Depuis la mi-avril, l'Irak, l'un des cinq pays au monde les plus vulnérables aux effets du changement climatique selon l'ONU, a connu pas moins de neuf tempêtes de poussière et de sable. Lundi à Bagdad, un nuage de poussière grisâtre a flotté au-dessus des rues quasi-désertes et libérées des habituels embouteillages. Au sud de la capitale, près de Najaf, les bergers et leurs troupeaux se sont retrouvés enveloppés dans un désormais familier halo orangé.

Plus d'un millier de personnes à travers l'Irak ont été soignées dans les hôpitaux pour des troubles respiratoires, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de la Santé, Seif al-Badr. La tempête devrait se dissiper progressivement, selon les services météorologiques. En raison «des mauvaises conditions climatiques et de l'arrivée de violentes tempêtes de poussière», le Premier ministre Moustafa al-Kazimi avait ordonné la fermeture des «institutions publiques» à l'exception notamment des départements sanitaires et des agences sécuritaires.

Une femme marche au milieu d'une violente tempête de poussière à Koweït City, le 23 mai 2022. Yasser Al-Zayyat / AFP

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«272 jours de poussière»

En raison d'une visibilité ne dépassant pas les 400 mètres, l'aéroport de Bagdad a suspendu le trafic aérien pendant quelques heures la journée. L'aéroport international d'Erbil, dans le Kurdistan irakien autonome (nord), a annoncé en soirée une nouvelle fermeture «à cause d'une épaisse poussière» qui était de retour, selon l'agence de presse étatique INA. Les vols y avaient cessé aussi pendant quelques heures plus tôt dans la journée. Maintes fois, les aéroports ont été contraints de suspendre brièvement leurs vols à cause des tempêtes ces dernières semaines.

Les deux dernières tempêtes de poussière ayant frappé l'Irak ont fait un mort et poussé près de 10.000 personnes à se rendre dans des hôpitaux pour soigner des troubles respiratoires. Il s'agit principalement de personnes âgées, ou d'individus souffrant d'asthme, d'insuffisances respiratoires ou de maladies cardiaques, qui sont considérés comme les catégories les plus à risque, selon les autorités sanitaires. «Ces tempêtes de poussière arrivent généralement en été, mais pas au même rythme que ces derniers temps», a admis Seif al-Hamza, un médecin dans un hôpital de Bagdad. «Les cas de suffocation ont considérablement augmenté en comparaison avec les saisons précédentes.»

Deux enfants installés dans des tentes temporaires aux côtés de leur troupeau dans la zone d'al-Henniyah en Irak, pendant une tempête de sable qui balaie le pays, le 23 mai 2022. Qassem al-KAABI / AFP

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Durant les deux prochaines décennies, l'Irak devrait connaître «272 jours de poussière» par an et en 2050, le seuil des 300 jours sera atteint, selon un responsable du ministère de l'Environnement. Parmi les mesures préconisées pour lutter contre ce phénomène, les autorités citent justement la création de ceintures vertes autour des villes «qui font office de brise-vent», à l'heure où «la désertification affecte 39%» de la superficie totale du pays, selon le président Barham Saleh.

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