NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Alors que le monde célébrera bientôt le passage de 2025 à 2026, une banque alimentaire du comté de Kent craint cette nouvelle année. Les coûts de l’épicerie et de l’électricité doivent augmenter, ce qui compliquera encore davantage la comptabilité du petit organisme.
Alors que les Néo-Brunswickois sont frappés de plein fouet par le coût de la vie qui ne cesse d'augmenter, Nourrir NB, un organisme qui distribue des denrées aux banques alimentaires de la province, affirme que la situation commence aussi à être critique pour ses partenaires.
On est dans une crise depuis longtemps, mais maintenant, je m’inquiète pour 2026. Il y a plusieurs banques alimentaires qui sont en sérieuses difficultés et qui ne pourront probablement pas continuer leurs services, et c’est surtout des petites banques alimentaires en région rurale, a déclaré le directeur général de l'organisme, Stéphane Sirois, lors d'une entrevue accordée la semaine dernière au micro de l’émission La matinale.
Selon M. Sirois, elles seraient une douzaine dans une position précaire, mais il n’a pas voulu dévoiler leurs noms.
Le Vestiaire St-Jean Baptiste, à Bouctouche, reconnaît que les temps sont difficiles.
Je pense pas [que nous allons fermer] avec le magasin qui nous aide beaucoup, mais il y a rien qui ne se fait pas, dépendant de l’augmentation de la nourriture, puis de l’électricité, puis ces choses-là, oui, ça se pourrait, affirme sa directrice générale, Linda Gaudet.

Linda Gaudet, directrice générale du Vestiaire St-Jean Baptiste à Bouctouche.
Photo : Radio-Canada / Frédéric Cammarano
Une famille de quatre personnes pourrait avoir à dépenser 1000 dollars de plus pour se nourrir en 2026, selon un rapport publié par un collectif d'universitaires, mené par Sylvain Charlebois de l'Université Dalhousie. Le coût de l'électricité pourrait aussi être appelé à monter pendant la prochaine année, alors qu’Énergie Nouveau-Brunswick a demandé une augmentation de ses tarifs à hauteur de 4,75 %.
Des solutions de financement de plus en plus incertaines
Sur les tablettes de la petite banque alimentaire de Bouctouche, il n’y a plus que cinq boîtes de céréales. Quant aux boîtes d'œufs, il n’en reste que 22.
Pour espérer répondre à la demande le mois prochain, il lui faudrait 40 boîtes de céréales et 50 boîtes d'œufs.

Il ne reste que 22 boîtes d'œufs au Vestiaire St-Jean Baptiste à Bouctouche. Il en faut au moins 50 pour combler les demandes d'un mois.
Photo : Radio-Canada / Frédéric Cammarano
Nourrir NB fournit 90 % de la nourriture de la banque alimentaire. La Coopérative de Bouctouche fournit elle aussi régulièrement des denrées.
Le contenu des livraisons est toutefois toujours incertain et varie selon de nombreux facteurs.
Sinon, la banque alimentaire peut s’appuyer sur les revenus de sa friperie, mais les salaires des employés et les dépenses liées au bâtiment avalent une grande partie de ses revenus, sans compter l’augmentation du prix du panier d’épicerie et de la possible augmentation du prix de l’électricité.
L’organisme doit faire fonctionner des réfrigérateurs énergivores pour conserver la nourriture et n’est pas en mesure de s’en payer d’autres.
Toutes nos dépenses sont surveillées, ça fait qu’on fait sûr que ça va pour les nécessités, assure Linda Gaudet.
Autre option, se fier sur les dons de la population, qui s'avère tout aussi incertains.
On a encore des dons, mais c’est moins, explique-t-elle, soulignant qu’il ne s'agit pas d’un manque de générosité, mais plutôt d’un manque de moyens, compte tenu de l’augmentation du coût de la vie.
Une fois tous ces recours épuisés, il reste une dernière option.
Une chance qu’on peut appliquer pour des grants aussi pour nous aider pour des fonds pour de la nourriture, dit Linda Gaudet, soulignant que l’obtention de ces fonds publics est toujours incertaine.
Demande croissante
Si l’augmentation du prix de la nourriture complique les efforts de la banque alimentaire pour s’en procurer suffisamment, il a aussi un autre effet.
Davantage de personnes peinent à joindre les deux bouts et doivent se tourner vers des banques alimentaires.
Le Vestiaire St-Jean Baptiste a lui aussi constaté une augmentation de la demande au cours des dernières années.

La banque alimentaire de Bouctouche dispose de plusieurs moyens pour se procurer les produits dont elle a besoin, mais ils sont tous incertains.
Photo : Radio-Canada / Frédéric Cammarano
Selon Linda Gaudet, la banque alimentaire offrait de l’aide à environ 100 personnes en 2022. Aujourd’hui, ce sont plus de 200 personnes qui ont recours à ses services.
On a eu des familles cet été qui vivent dehors. C’est quelque chose qu’on avait jamais vu encore, dit-elle. Un monsieur de Richibucto qui vivait dans les bois, il est venu ici. On l’a aidé pour coucher, manger.
La banque alimentaire doit aussi composer avec des régimes alimentaires divers, pour des raisons sanitaires, religieuses ou culturelles, ce qui la force à tenter de se procurer des produits particuliers.
Deux solutions
Pour composer avec les difficultés de 2026, Linda Gaudet entrevoit deux solutions.
La première, c’est d'augmenter les prix des articles dans sa friperie. Mais, cette solution est limitée, puisqu’il faut éviter de réduire les ventes, alors que plusieurs ont des moyens plus restreints.
La deuxième, c’est d’obtenir un financement permanent du gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Nourrir NB se charge de fournir des produits aux banques alimentaires.
Photo : Radio-Canada / Kristina Cormier
Fredericton a accordé une aide de plus d’un million de dollars plus tôt cette année, mais les banques alimentaires en réclament davantage.
J’espère qu’on peut avoir l’aide qu’on peut pour toutes les banques alimentaires, dit Linda Gaudet. Surtout pour 2026, on va voir une grosse différence, c’est sûr et certain.
Radio-Canada a demandé au gouvernement provincial ses intentions pour la suite et attend une réponse.


5 month_ago
59



























.jpg)






French (CA)