NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Écouter l’article | 5 minutes
La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.
Dès qu'une personne monte dans le taxi de Regan Gamble, elle sait quel genre de musique elle aime. La dame, qui possède et exploite un service de taxi spécialement destiné aux femmes autochtones appelé SheDrives, affirme pouvoir prédire les goûts de ses clientes, qu'il s'agisse d'Ernest Monias ou de Fawn Wood.
Quelles que soient leurs préférences, Mme Gamble affirme qu'elles disent toujours la même chose une fois montées dans sa voiture. La première question est : ''D'où venez-vous?'', dit celle qui est originaire de la Première Nation de Beardy's et Okemasis, à environ 80 kilomètres au nord de Saskatoon.
Il est facile de créer un lien à partir de là, ajoute la chauffeuse de taxi, et cela l'a déjà aidée à fidéliser sa clientèle, alors qu'elle n'a commencé qu'à la mi-décembre.
J'ai ce lien grâce aux expériences que j'ai vécues. Qu'il s'agisse de survivants des pensionnats, de survivants de la rafle des années 60 ou de survivants de violences de toutes sortes, explique-t-elle.
Une entreprise pour les femmes en situation de crise
SheDrives est une entreprise entièrement agréée, basée à Edmonton, bien que Mme Gamble affirme avoir déjà transporté des passagers à plus de 400 kilomètres de la ville.
C'est sa kokum, sa grand-mère, qui lui a donné l'idée de créer ce service. Nous avions du mal à nous déplacer, témoigne Mme Gamble. Partout où nous voulions aller, elle devait téléphoner à quelqu'un.
SheDrives n'est pas seulement un service de taxi. Sa propriétaire propose également des services d'accompagnement, comme emmener des personnes âgées à leurs rendez-vous médicaux et les attendre, ou même faire leurs courses.
Elle dit également avoir accompagné plusieurs femmes victimes de violence domestique, par exemple en conduisant des survivantes à des audiences judiciaires en dehors de la ville et en passant toute la journée avec elles, et avoir récupéré une personne au poste de la GRC après une agression.
C'est pour cela que SheDrives existe. Pour les femmes en situation de crise, affirme Mme Gamble.

Regan Gamble, propriétaire de SheDrives, affirme qu'il y avait un besoin pour un service de transport sécuritaire destiné aux femmes autochtones d'Edmonton.
Photo : CBC / Samantha Schwientek
Besoin de services
L'accueil positif a parfois été impressionnant.
Mme Gamble souligne que des femmes des Territoires du Nord-Ouest qui se rendaient à Edmonton ont manifesté beaucoup d’intérêt à son service, certaines ayant même réservé leur trajet de l'aéroport à la ville plusieurs mois à l'avance.
Une autre femme l'a simplement contactée pour lui exprimer sa gratitude. Elle ne réservait même pas de trajet... Elle voulait juste dire merci.
L'enthousiasme suscité par cette entreprise occupe beaucoup Mme Gamble. Je reçois des appels dès 7 h du matin et, parfois, je ne rentre pas chez moi avant 3 h du matin, dit-elle.
Comme elle, lorsqu'Angelika Urich a lancé son entreprise de transport à Grand Prairie, en Alberta, en 2021, elle a travaillé de longues heures pour faire décoller sa société, Women First.
J'étais enceinte de mon cinquième enfant et je travaillais de 6 h du matin à minuit, se remémore-t-elle.
Women First a rapidement pris son essor et, une semaine ou deux après l'ouverture, Mme Urich a indiqué qu'elle acceptait des CV pour recruter davantage de chauffeurs.
Je constatais sans cesse à quel point les femmes, les enfants et les personnes âgées avaient besoin d'un service de transport sûr et attentionné, fait-elle remarquer.
Au fil des ans, les clients ont partagé avec Mme Urich de nombreuses histoires de mauvaises expériences dans d'autres taxis, ce que Mme Gamble a également entendu.
Quelques femmes ont dû sauter du véhicule [parce que] le chauffeur refusait de s'arrêter, raconte Mme Gamble.
Les deux chefs d'entreprise affirment que le sentiment de sécurité que ressentent leurs clientes leur permet de s'ouvrir pendant les trajets.
Nous prions dans nos taxis, nous nous confions, nous parlons, nous rions. Nous sommes comme des mères... ou des sœurs pour nos clientes, observe Mme Urich. Nos chauffeuses sont toutes des mères au grand cœur.
Finalement, Women First est passé à un système de covoiturage afin d'accueillir davantage de conductrices dans l'entreprise.
Aujourd'hui, SheDrives et Women First cherchent tous deux à se développer. L’entreprise de Mme Urich cherche des investisseurs pour l'aider à s'étendre dans 110 villes, tandis que celle de Mme Gamble envisage la possibilité de se développer en recrutant davantage de conductrices.
J'ai de très grands rêves. Ce n'est que le début, conclut Mme Gamble.
D'après un texte de Samantha Schwientek, de CBC Indigenous


4 week_ago
35



























.jpg)






French (CA)