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Un Lyonnais, en lien avec Dominique Pelicot, jugé pour viol par soumission chimique sur sa compagne

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Par Le Figaro avec AFP

Le 9 juin 2026 à 05h16

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 Gisèle Pelicot (au centre), suivie de son avocat Stéphane Babonneau, quitte le tribunal de Nîmes (sud de la France) le 9 octobre 2025, à l’issue du procès en appel de l’affaire des viols de Mazan.

Photo d’illustration : Gisèle Pelicot (au centre), suivie de son avocat Stéphane Babonneau, quitte le tribunal de Nîmes (sud de la France) le 9 octobre 2025, à l’issue du procès en appel de l’affaire des viols de Mazan. GABRIEL BOUYS / AFP

L’accusé, garde du corps de profession, était «désireux de bénéficier de “l’expérience” de M. Pelicot» dans le but d’endormir sa conjointe avant d’en abuser.

Un homme, en contact avec Dominique Pelicot, sera jugé jeudi et vendredi à Lyon, où il est accusé d'avoir drogué et violé sa compagne, tout en la filmant à son insu pour diffuser les images en ligne, ce qu'il conteste.

L'accusé, garde du corps de profession, était «désireux de bénéficier de “l'expérience” de M. Pelicot» dans le but d'endormir sa conjointe avant d'en abuser, selon les conclusions des enquêteurs consultées par l'AFP. «L'intérêt premier de ce dossier sera de déterminer s'il y a eu ou non des liens nourris entre M. Pelicot et mon client, laissant penser que l'un est le mentor de l'autre», nuance son avocat Me Gabriel Versini-Bullara.

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Entendu lors de l'instruction, l'ancien mari de Gisèle Pelicot, qui purge une peine de 20 ans de prison pour avoir violé et livré sa femme droguée à des dizaines d'inconnus, ne sera pas présent devant la cour criminelle du Rhône, d'après son avocate Béatrice Zavarro.

Vidéos intimes et caméra cachée

Après de premiers aveux, l'accusé de 39 ans est revenu sur ses propos et clame désormais son innocence. L'enquête le visant remonte à l'arrestation, le 12 septembre 2020, de Dominique Pelicot dans un supermarché de Carpentras: dans son téléphone, des échanges avec un homme lui proposant de venir à Lyon, afin de droguer et de violer sa femme. Ce n'est que le 13 juin 2023, que ce dernier est placé en garde à vue. Lors de la perquisition, de nombreux clichés montrant «sa femme dénudée» sont retrouvés dans son téléphone, selon les enquêteurs. Des vidéos prises «dans l'intimité de leur chambre» et à l'aide d'une caméra cachée, précisent-ils. Et ce, depuis le début de leur relation en 2015. Sur certaines, la victime apparaît inconsciente alors que l'accusé entreprend des actes sexuels.

Lors de sa première audition devant le juge d'instruction, il reconnaît un viol et une agression sexuelle sur sa conjointe, après l'avoir droguée avec un somnifère. De son côté, la plaignante a indiqué aux enquêteurs «avoir connu une période de grande fatigue entre 2020 et 2023, sans en comprendre l'origine». Au-delà de troubles cardiaques ou de vertiges, elle s'est plainte de plusieurs «trous noirs» après s'être endormie. Dans un coffre-fort auquel elle n'avait pas accès, ont été retrouvés de puissants sédatifs.

Désormais, le mis en cause évoque un «jeu sexuel» avec sa compagne et mère de son fils. Cependant, sur l'une des vidéos, il cesse brusquement ses actes alors que la victime esquisse un bref réveil. «L'endormissement profond» de la jeune femme «exclut toute forme de consentement» et «caractérise la surprise», ont conclu les magistrats instructeurs. L'enquête a montré que l'accusé conversait en ligne avec d'autres hommes afin de comprendre comment droguer sa femme dans l'objectif de la violer ou de «l'offrir» à son insu. Parmi eux, l'ex-mari de Gisèle Pelicot, avec lequel le Lyonnais a assuré avoir interrompu sa correspondance en comprenant qu'il «n'était pas seulement dans le fantasme».

«Égarement»

Si la victime a accepté que le procès ne se tienne pas à huis clos, «elle n'est porteuse d'aucun message» et ne souhaite pas s'exprimer publiquement, souligne son avocate Me Julia Studient.

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Outre le viol sous soumission chimique, son ancien compagnon est accusé d'avoir créé de faux profils sur le site de rencontres coco (fermé depuis par la justice) sous l'identité de sa compagne et d'y avoir posté des photos et vidéos volées d'elle, nue. Cette dernière a déclaré aux enquêteurs qu'à plusieurs reprises, des hommes se sont rendus devant son lieu de travail, pensant avoir «rendez-vous».

Enfin, la cour devra se concentrer sur les nombreux contenus pédopornographiques détenus par l'accusé. Ce dernier a tantôt plaidé une «curiosité mal placée», tantôt des «moments d'égarement». Il encourt 20 ans de réclusion criminelle et le verdict est attendu vendredi, en fin de journée.

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