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L’association Prévention Routière appelle ceux qui ont prévu de prendre la voiture la nuit de la Saint-Sylvestre à anticiper leur retour pour éviter les accidents. Près de huit Français sur dix ont prévu de consommer de l’alcool lors du réveillon.
Arthur Sautrel - Aujourd'hui à 19:30 - Temps de lecture :
Alcool et conduite ne font jamais bon ménage mais l’inquiétude est encore plus vive pour la nuit du Nouvel An. D’après le baromètre* annuel de l’association Prévention Routière publié mardi 30 décembre, un Français sur quatre pense avoir déjà vu une personne conduire avec un taux d’alcool trop élevé après un réveillon de la Saint-Sylvestre. Et la situation devrait se reproduire lors du passage en 2026, qui s’annonce particulièrement festif : 84 % des Français prévoient de célébrer le réveillon à plusieurs (contre 80 % en 2024), 50 % vont passer la soirée hors de chez eux (9 points de plus qu’en 2024) et 26 % prévoient d’utiliser la voiture le soir du réveillon (21 % en 2024).
Les intentions de consommation d’alcool ce soir-là demeurent élevées : près de huit Français sur dix (79 %) déclarent qu’ils consommeront de l’alcool lors du réveillon, avec une moyenne de 3,2 verres consommés. L’association Prévention Routière « se mobilise pour que le retour des Français soit anticipé, explique Sophy Sainten, déléguée générale de l’association. Prévoyez autant votre soirée que votre retour pour que bien réveillonner rime avec bien rentrer. »
Des solutions pour rentrer en sécurité
Près d’un Français sur deux (45 %) sera concerné par la question de l’alcool et de la conduite, pour lui ou pour son entourage (40 % l’an dernier). Plus inquiétant encore, deux tiers d’entre eux (68 %) proposent des solutions inadaptées pour rentrer en sécurité, comme attendre trop peu de temps avant de prendre le volant, emprunter des petites routes ou rouler lentement. « La combinaison alcool et conduite est incompatible », tranche Sophy Sainten.
Ces dernières années, 15 personnes en moyenne sont décédées sur la route les 31 décembre et 1er janvier. Ces journées sont marquées par « une prédominance de l’alcool dans les accidents, rappelle la déléguée générale. La vitesse est toujours un facteur aggravant, donc il faut lever le pied. La route doit rester un lieu sûr. »
Plusieurs solutions existent : dormir sur place lorsque c’est possible, désigner un Sam qui ne boit pas et ramène les autres, ou prévoir un autre moyen de transport (transports en commun, taxi, VTC)… « Au moindre doute, on utilise un éthylotest pour vérifier son aptitude à conduire et à rentrer, y compris le lendemain », ajoute Sophy Sainten.
(*) Enquête de l’association Prévention Routière réalisée en ligne par Moaï, du 24 novembre au 08 décembre 2025, auprès de 1 000 Français constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.


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