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Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, a annoncé que son gouvernement prévoyait de solliciter l’avis de la population au sujet de la possibilité de restreindre l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans.
On a vu l’Australie se diriger dans cette direction, a écrit Scott Moe dans une publication sur X, lundi, qui relayait une étude de la firme Angus Reid.
Selon leur sondage, une majorité d’électeurs canadiens seraient favorables à des restrictions similaires à celle imposée en Australie.
L’an dernier, l’Australie est devenue le premier pays à interdire aux mineurs de moins de 16 ans de s’inscrire sur les principales plateformes, notamment TikTok, Facebook, Instagram, YouTube, Snapchat et Threads.
Il est temps que nous discutions de l'utilisation des réseaux sociaux chez nos jeunes, chez nos élèves, a déclaré le premier ministre devant les journalistes au Palais législatif de Regina.
Ce sondage est publié dans la foulée d'un jugement d’un tribunal civil en Californie qui a reconnu qu’Instagram et YouTube étaient lourdement responsables des problèmes de santé mentale d'une adolescente.
Une conversation avant un référendum
Le premier ministre a précisé que la question sera soumise à la population de la Saskatchewan sous peu, bien qu'il n'ait pas fourni de détails supplémentaires sur les modalités de cette consultation.
Ce à quoi nous réfléchissons, c’est de consulter les parents et les citoyens de toute la province pour savoir dans quelle mesure le gouvernement devrait intervenir , a-t-il déclaré.
Il a poursuivi avec certaines questions qui doivent être considérées comme devrions-nous envisager une interdiction pure et simple pour les élèves et les enfants de 16 ans et moins ? Ou faudrait-il prévoir une clause de consentement parental ?
Il a ajouté qu'il serait plus efficace qu'Ottawa impose ces changements à l'échelle nationale, plutôt que la Saskatchewan fasse cavalier seul.
Un débat qui gagne le fédéral et les provinces
Cette question est également au cœur des réflexions à l'échelle fédérale. Les restrictions sur les réseaux sociaux figurent à l’ordre du jour du congrès national du Parti libéral du Canada, prévu en avril.
Ce mois-ci, le premier ministre Mark Carney a toutefois indiqué qu’il n’avait pas encore déterminé s'il comptait légiférer sur cette question à l’échelle nationale.
Il a ajouté que le gouvernement fédéral devait adopter une loi sur les préjudices en ligne et que la question de l'âge de la majorité pour les réseaux sociaux ferait partie de ce débat.
Nous sommes toutefois, en tant que pays, dans une situation où notre législation […] concernant les préjudices en ligne et l’exploitation des enfants est à la traîne, avait-il reconnu à l’époque.
Il faut au minimum […] rattraper ce retard. Naturellement, la question de l’âge de la majorité ferait partie des éléments à prendre en compte dans ce cadre, avait alors ajouté Mark Carney.
Au Québec, une commission parlementaire a déjà fait une série de recommandations l'an dernier. Les élus proposent notamment de restreindre l’accès aux plateformes pour les moins de 14 ans, à moins d'obtenir l’autorisation des parents ou des tuteurs légaux.
Le rapport de la commission reconnaît que, bien que certaines plateformes imposent déjà des limites d’âge, les jeunes parviennent souvent à les contourner. Les experts soulignent toutefois que de telles mesures envoient un signal clair aux parents et au public en ce qui concerne les risques liés à l'utilisation des réseaux sociaux.
Avec les informations de Presse canadienne


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