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Quand la grève devient un outil nécessaire en milieu universitaire

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La grève des professeurs de droit tenue mardi à l’Université McGill et celle des chargés de cours qui se profile jeudi à l’Université Laval ne sont pas anecdotiques, selon des représentants syndicaux. Elles témoignent plutôt, selon eux, de l’ampleur des défis auxquels ces catégories d’emplois font face au Québec et de la complexité des négociations qu’elles doivent mener pour améliorer leurs conditions de travail et adapter leur salaire à la hausse du coût de la vie. 

Pour une première fois dans l’histoire de l’Université McGill, fondée en 1821, ses professeurs de droit ont tenu une journée de grève, mardi, et ce, dans le contexte où ils peinent à ratifier une convention collective avec leur employeur, auquel ils réclament notamment de meilleures conditions salariales et une charge de travail allégée. Une cinquantaine de professeurs se sont ainsi rassemblés mardi devant le pavillon Chancellor Day de l’établissement, au centre-ville, afin de manifester leur mécontentement envers leur employeur, dont ils critiquent le manque de collaboration à l’avancement des négociations en cours.

« McGill refuse de nous rencontrer, et quand ils le font, ils ne négocient pas de bonne foi », déplore en entrevue le professeur de droit Evan Fox-Decent. L’université conteste d’ailleurs la validité de l’accréditation obtenue en 2022 par l’Association mcgillienne des professeur.e.s de droit, qui est alors devenue le premier syndicat de professeurs au sein de l’établissement en vertu d’une décision du Tribunal administratif du travail. L’employeur n’a pas souhaité commenter les « discussions qui se poursuivent concernant la convention collective ». Le syndicat, pour sa part, dispose d’un mandat pour tenir jusqu’à quatre autres journées de grève, au besoin. 

Pendant ce temps, à Québec, le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL-CSN), qui s’est doté en novembre dernier d’un mandat de grève de 10 jours, a annoncé mardi qu’il tiendrait une première journée de débrayage jeudi si les négociations entourant le renouvellement de sa convention collective, échue depuis décembre 2022, continuent d’achopper sur la question des salaires et de la retraite. Il faut dire qu’actuellement, les quelque 1700 chargés de cours de l’établissement gagnent actuellement « nettement » moins que leurs collègues qui travaillent pour l’Université du Québec à Trois-Rivières ou l’Université du Québec à Rimouski, souligne au Devoir le président du SCCCUL-CSN, Louis Émond. 

« Pour moi, c’est incompréhensible que l’Université Laval ne soit pas en mesure d’offrir les mêmes salaires que les autres établissements comparables », déplore d’ailleurs la vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, Christine Gauthier, qui constate que les chargés de cours du Québec réclament de plus en plus des conditions salariales équitables entre les établissements universitaires et tenant compte de la hausse du coût de la vie. 

Or, « le principal problème, c’est le sous-financement des universités », qui rend souvent ces dernières « résistantes » à améliorer les conditions salariales de leurs employés, relève Mme Gauthier. « Ça devient difficile d’avoir des salaires compétitifs par rapport aux universités à l’extérieur du Québec. »

Malgré ce contexte tendu, la vice-rectrice aux études et aux affaires étudiantes de l’Université Laval, Cathia Bergeron, se montre optimiste quant à la possibilité qu’une entente soit conclue avec le SCCCUL-CSN d’ici à jeudi, ce qui permettrait d’éviter la tenue d’une grève qui toucherait jusqu’à 67 % des étudiants de l’établissement, dont au moins un cours est donné par un chargé de cours.

« On garde espoir que les travaux d’aujourd’hui et de demain nous permettront d’obtenir une entente » pour éviter une grève jeudi, poursuit-elle, tout en rappelant que l’établissement doit tenir compte, dans les négociations en cours, du fait que « sa capacité de payer est limitée ».

Cette menace de grève survient d’ailleurs un peu plus d’un an après celle des professeurs de l’Université Laval, qui s’est étirée sur 23 jours en 2023 avant qu’une entente avec l’employeur ne soit adoptée. « Maintenant, le gros enjeu qu’on vit, c’est la mise en oeuvre de la convention collective, lance la présidente du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université Laval, Marie-Hélène Parizeau. C’est une lutte quotidienne. »

Un moyen d’obtenir « des gains »

Le Syndicat général des professeurs et professeures de l’Université de Montréal (SGPPUM) s’était pour sa part doté en décembre dernier d’un mandat de grève de 12 jours, mais la conclusion le mois dernier d’une entente de principe a permis d’éviter aux membres syndiqués d’avoir recours à ce moyen de pression. Dans ce contexte, le secrétaire du SGPPUM, Jean-Sébastien Fallu, constate que, de plus en plus, « le recours à des mandats de grève semble nécessaire pour obtenir des gains ». 

M. Fallu note par ailleurs que les négociations « longues et ardues » qu’ont menées dans les derniers mois plusieurs syndicats de professeurs universitaires surviennent dans un contexte où ceux-ci ont vu leur charge de travail être alourdie dans les dernières années. Un problème qui pourrait partiellement être réglé par une hausse des embauches de professeurs, croit-il. 

Or, actuellement, « on a de la difficulté à recruter parce que les salaires ne sont pas à la hauteur de ce qu’ils devraient être », relève la présidente de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université, Madeleine Pastinelli, qui estime qu’il faut urgemment bonifier le financement des universités de la province. « Si les profs mettent de côté leur recherche pour aller dans la rue et faire la grève, c’est parce qu’ils ont l’impression que rien ne va plus. Il faut répondre à leurs demandes. »

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