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COMPTE RENDU D’AUDIENCE - Il avait relayé sur les réseaux sociaux les mensonges de sa fille, accompagné dans ses démarches par le prédicateur islamiste Sefrioui.
Mercredi 18 février, la Cour d’assises spéciale d’appel de Paris a entendu Brahim Chnina, ce père qui avait relayé sur les réseaux sociaux, à partir du 7 octobre 2020, le mensonge de sa fille accusant Samuel Paty de blasphème et de discrimination, dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression. Le point de départ d’une fatwa numérique, qui avait abouti, neuf jours plus tard, le 16 octobre, à la décapitation du professeur d’histoire par un terroriste islamiste.
Dans son interrogatoire, Brahim Chnina rejoue en partie le premier procès. L’homme de 53 ans, habillé de noir, affaibli et hagard, commence, dans sa déclaration spontanée, à dire son «état de fatigue» son «manque de sommeil», sa «dépression». Puis il s’excuse, auprès de Samuel Paty, de sa famille, des profs français et de «toutes les personnes touchées par cet attentat». Il «regrette tout», se sent «responsable». Mais il relativise aussi. Il n’est pas «un monstre», «un terroriste». Il n’a rien à voir avec «l’association de malfaiteurs


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