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International 03/10/2025 18:00 Actualisé le 03/10/2025 19:53
Le mouvement palestinien souhaite amender certains points du plan américain pour l’enclave.

ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP
Donald Trump a présenté lundi 29 septembre son plan en vingt points pour la bande de Gaza, aux côtés de Benjamin Netanyahu.
GAZA - Immédiatement qualifié d’« historique » et largement salué à l’international, le plan de Donald Trump pour Gaza pourrait-il rester lettre morte ? Alors que le président américain a laissé jusqu’à dimanche 18h au Hamas pour qu’il réponde à sa proposition en 20 points validée par Israël, le mouvement palestinien a émis des réserves sur le contenu du texte, demandant mercredi 1er octobre, à y apporter des amendements.
Au lendemain de sa présentation par Donald Trump depuis la Maison Blanche aux côtés du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un haut responsable du Hamas mettait déjà en garde, dans les colonnes de la BBC, sur un accord qui « sert les intérêts d’Israël » et « ignore ceux des Palestiniens ».
Parmi les principaux points de blocage : le désarmement du Hamas et des autres factions palestiniennes. « Dans un premier temps, le plan demandait au Hamas de renoncer à ses armes offensives, c’est-à-dire une destruction des tunnels d’attaques et des armes lourdes comme les roquettes et les mortiers. Désormais, ce qui est demandé par Israël, c’est un désarmement total, comprenant également les kalachnikovs par exemple. Pour le Hamas, cela reviendrait à une reddition », explique auprès du HuffPost, Hugh Lovatt, chargé de recherche principal au sein du programme « Moyen-Orient et Afrique du Nord » du Conseil européen des relations étrangères, un think tank basé à Berlin.
C’est notamment ce point que l’organisation islamiste souhaite amender avant d’accepter de signer l’accord. « Il y a un an, le Hamas n’aurait jamais entamé de discussion sur un désarmement, même partiel. Il y a une réelle évolution, mais elle se heurte aux demandes maximalistes d’Israël », note Hugh Lovatt.
« Zones grises »
Au-delà du désarmement, le Hamas demande des précisions sur le retrait des troupes israéliennes du territoire palestinien. Selon le plan proposé par Donald Trump, la sortie de Tsahal se ferait après la libération des otages et de quelque 250 prisonniers palestiniens. Mais dans une vidéo publiée sur X après sa rencontre avec Donald Trump au bureau ovale, Benjamin Netanyahu insiste lui-même sur le fait que l’armée israélienne pourrait rester dans certaines parties de la bande de Gaza. L’accord prévoit d’ailleurs la mise en place d’une zone tampon, située à la frontière entre le sud de Gaza et l’Égypte, sans préciser qui en assurerait la gestion, faisant craindre au Hamas une présence israélienne sur ce périmètre.
Enfin, le plan stipule que tous les otages doivent être libérés en une seule fois. Or « jusqu’à présent, les plans acceptés par le Hamas sont des plans en plusieurs étapes, afin de garantir le recul de l’armée israélienne et l’entrée de l’aide humanitaire », rappelle Leila Seurat, chercheuse au Centre arabe de recherche et d’études politiques de Paris, interrogée par Le HuffPost.
D’après les experts, le plan ne va pas non plus dans le sens d’une reconnaissance de l’État de Palestine. Dans le texte, celle-ci est conditionnée à une réforme de l’Autorité palestinienne et à une démilitarisation du Hamas. « Ces conditions, notamment la réforme de l’Autorité palestinienne, ne sont pas clairement définies, ce qui laisse la possibilité à Israël d’exploiter ces zones grises pour s’opposer » à une souveraineté palestinienne, juge Hugh Lovatt.
Leila Seurat va quant à elle jusqu’à considérer que ce plan « enterre l’idée même d’une solution à deux États puisqu’il sépare la bande de Gaza du reste la Palestine, avec une gouvernance étrangère ». « Cela met en lumière le double discours des diplomaties occidentales et arabes qui se disent à la fois favorables à la solution à deux États et à ce plan », ajoute la chercheuse.
La pression des Palestiniens et des pays arabes
Pour autant, après deux années d’offensive israéliennes, plus de 66 000 morts du côté palestinien et un état de famine déclaré à Gaza, le refus du Hamas est loin d’être acté.
Selon Hugh Lovatt, « la pression des pays arabes et de la population palestinienne » pourrait pousser l’organisation à conclure l’accord. À ce titre, huit pays – l’Égypte, la Jordanie, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, la Turquie, l’Indonésie et le Pakistan – ont salué mardi « les efforts sincères » de Donald Trump pour « trouver un chemin vers la paix ». Au sein même du Hamas, certains membres plaident également pour un accord, quand une « branche plus radicale, implantée principalement à Gaza, pousse pour mener une guerre sans fin contre Israël », souligne Hugh Lovatt.
Le mouvement est par ailleurs largement affaibli depuis l’assassinat par Israël de plusieurs de ses leaders dont le chef Yahya Sinouar, ainsi que son frère et successeur Mohammed Sinouar. Il ne peut pas non plus compter sur le soutien de ses alliés historiques dans la région, l’Iran et le Hezbollah libanais, eux aussi mis à mal. Dans ce contexte, « le Hamas pourrait se dire que c’est le meilleur deal qu’ils peuvent espérer des États-Unis et d’Israël », imagine Hugh Lovatt. « Tel qu’il est présenté, le plan est très difficile à accepter pour le Hamas, mais ça ne veut pas automatiquement dire qu’il le refusera », conclut l’expert.


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