Début janvier 2026, à Philadelphie, des employés du service des parcs et monuments américains débarquaient sur le site de la President’s House armés de perceuses. Leur objectif: démonter une exposition ouverte depuis 2010 à la mémoire des neuf esclaves de George Washington. L’action répondait à un décret présidentiel daté de mars 2025 intitulé «rétablir la vérité et la raison dans l’histoire américaine», qui exige la «restauration des sites fédéraux», afin que les musées ne fassent plus «subir» aux visiteurs un «endoctrinement idéologique». La mairie de la ville démocrate avait immédiatement poursuivi en justice la décision prise par l’administration Trump. Une cour fédérale lui a donné raison ce lundi.
«Comme si le Ministère de la Vérité dans 1984 de George Orwell existait aujourd’hui, avec sa devise «L’ignorance est une force», cette Cour est invitée à déterminer si le gouvernement fédéral a le pouvoir qu’il revendique de dissimuler et de démanteler les vérités historiques, a lu ce lundi la juge Cynthia Rufe, nommée par George W. Bush. Ce n’est pas le cas». Elle a ordonné la restauration de l’exposition. Il est toutefois presque assuré que la Maison-Blanche fasse appel, alors que Donald Trump imprime au forceps sa vision immaculée de l’histoire des Etats-Unis en amont de la «grande fête patriotique» prévue cet été pour les 250 ans du pays. Une célébration qui devrait aussi être la sienne, tandis que son culte de la personnalité atteint des sommets.


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