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Nouvelle-Zélande : Chris Hipkins, le successeur de Jacinda Ardern au poste de Premier ministre

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International 25/01/2023 03:30 Actualisé le 25/01/2023 04:29

Chris Hipkins a officiellement remplacé Jacinda Ardern au poste de Premier ministre, ce 25 janvier, après la démission surprise de cette dernière.

New Zealand's new Prime Minister Chris Hipkins speaks at his first press conference at Parliament in Wellington on January 22, 2023. (Photo by Marty MELVILLE / AFP) MARTY MELVILLE / AFP New Zealand's new Prime Minister Chris Hipkins speaks at his first press conference at Parliament in Wellington on January 22, 2023. (Photo by Marty MELVILLE / AFP)

MARTY MELVILLE / AFP

Nouvelle-Zélande : Chris Hipkins, le successeur de Jacinda Ardern au poste de Premier monistre (Photo de Chris Hipkins, nouveau Premier ministre de Nouvelle Zélande en remplacement de Jacinda Ardern qui a donné sa démission).

NOUVELLE-ZELANDE - La Première ministre néo-zélandaise démissionnaire Jacinda Ardern a été officiellement remplacée ce mercredi 25 janvier, avec l’investiture de son successeur, Chris Hipkins, ancien « Monsieur Covid » de Nouvelle-Zélande, lors d’une cérémonie à Wellington.

« C’est le plus grand privilège et la plus grande responsabilité de ma vie », y a déclaré Chris Hipkins, 44 ans, en se disant « motivé » et « enthousiaste » face aux « défis qui se présentent ». L’ancien ministre de la Police et de l’Éducation, âgé de 44 ans, était apparu comme le seul candidat du Parti travailliste pour remplacer Jacinda Ardern après la démission surprise de cette dernière, annoncée le 19 janvier.

WATCH: "I acknowledge the important nature of my role." Chris Hipkins is sworn in as the 41st prime minister of Ne… https://t.co/8Z8qM1vKev

— Bloomberg (@business)

Voir le tweet

Chris Hipkins a été salué pour son mandat de près de deux ans en tant que ministre en charge de la lutte contre le Covid-19, dans un pays qui a fermé ses frontières pour conjurer la pandémie et ne les a rouvertes qu’en août 2022. Il est largement reconnu comme un responsable à la main ferme.

« J’espère que les Néo-Zélandais me voient comme quelqu’un de franc, qui n’a pas peur d’admettre ses erreurs et qui fait preuve d’autodérision », avait-il déclaré, fraîchement sélectionné, aux journalistes. D’abord désigné officiellement leader du Parti travailliste dimanche, il a été formellement investi ce mercredi par la gouverneure générale, représentante du roi Charles III en Nouvelle-Zélande.

« Sensible, sympathique, dur et compétent »

Question personnalité, l’éditorialiste politique Josie Pagani l’a qualifié de « sensible, sympathique, dur et compétent ». « Je pense que je suis relativement franc, relativement inclusif. Les gens ne vont pas mourir en se demandant ce à quoi je pense », avait déclaré Chris Hipkins aux journalistes à l’extérieur du Parlement de Wellington.

Il était ministre de la Police depuis juin 2022, un rôle clé compte tenu des critiques formulées à l’encontre du bilan du gouvernement en matière de criminalité. Auparavant, il avait occupé pendant plus de cinq ans les postes de ministre de l’Éducation et ministre du Service public.

Chris Hipkins « sera un Premier ministre incroyablement fort », a salué la ministre de la Justice Kiri Allan, une députée maorie du Parti travailliste, elle-même pressentie pour le poste. « Il est extrêmement compétent et a fait ses preuves pour la Nouvelle-Zélande en tant que l’un de nos ministres les plus importants au cours des six dernières années », a-t-elle mis en avant.

« Exporter ses ordures » vers la Nouvelle-Zélande

Chris Hipkins, qui se décrit comme un « passionné de plein air » aimant le VTT, la randonnée et la natation, a étudié la politique et la criminologie à l’université de Victoria et a ensuite travaillé dans le secteur de la formation industrielle. Avant de devenir député en 2008, il a été le conseiller principal de deux ministres de l’Éducation et de l’ancienne Première ministre Helen Clark.

Bien que connu comme un interlocuteur aimable et décontracté, Chris Hipkins a été impliqué dans des querelles très médiatisées avec l’ancien gouvernement conservateur australien.

En 2021, il a accusé l’Australie d’« exporter ses ordures » vers la Nouvelle-Zélande -- une référence à la politique controversée de Canberra consistant à expulser les criminels vers leur pays de naissance.

Scandale de double nationalité au Parlement australien

Quelques années plus tôt, en 2017, Chris Hipkins a été admonesté par Jacinda Ardern pour avoir été accusé de jouer un rôle dans un scandale de double nationalité au Parlement australien.

Le Premier ministre adjoint de l’époque, Barnaby Joyce, avait été contraint de démissionner après que des informations communiquées à Chris Hipkins ont révélé que Barnaby Joyce possédait la double nationalité australienne et néo-zélandaise. La Constitution australienne interdit aux politiciens fédéraux de siéger au Parlement s’ils possèdent une double nationalité.

Jacinda Ardern avait déclaré à l’époque que les agissements de Chris Hipkins étaient « inacceptables ».

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