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Alors que les restaurants en Colombie-Britannique peinent à trouver de la main-d'œuvre pour le travail en cuisine, une conseillère en immigration croit que les immigrants francophones peuvent être une solution.
Nous leur faisons comprendre que si effectivement ils acceptent de la main-d'œuvre francophone, les programmes d'immigration seront facilités, dit Sandrine Bunch, fondatrice du cabinet Cerise Immigration Consulting.
Si le gouvernement fédéral a réduit ses seuils d’immigration, notamment en ce qui concerne les travailleurs étrangers temporaires, il a maintenu et ensuite augmenté ses cibles pour les immigrants francophones qui s'installent en dehors du Québec.
Ils représenteront 8,5 % des cibles d’admissions de résidents permanents en 2025, 9,5 % en 2026, et 10 % en 2027.
Nous avons des restaurants qui nous appellent en disant, “Notre cuisinière a démissionné, on a besoin d'un cuisinier", et dans la semaine qui suit, ils ont le nouveau cuisinier.
C'est effectivement une solution qu'on aimerait bien partager à tous ces restaurants qui continuent, en gros, de souffrir du manque de personnel.
Une pénurie criante
Il manque environ 15 000 chefs et cuisiniers en Colombie-Britannique, selon Ian Tostenson, PDG de l'Association des restaurants et de l'alimentation de la province.
Ce chiffre inclut les restaurants et aussi d’autres milieux de travail comme les hôpitaux et les campements de travailleurs. Selon lui, les écoles culinaires qui forment 800 chefs par année ne sont pas capables de combler la demande.
Lorsque le gouvernement fédéral a considérablement réduit le programme des travailleurs étrangers temporaires il y a environ un an et demi, cela a pratiquement mis un terme à notre capacité de recruter des travailleurs étrangers qualifiés, ce qui n'est pas notre premier choix, mais notre seul choix, déclare Ian Tostenson.
Il soutient l’idée de Mme Bunch de recruter plus de candidats francophones. Interrogé par un journaliste, il a voulu prendre les coordonnées de la consultante.
Les chefs français d'Osoyoos
L’une des clientes de Mme Bunch est Johanne Dupont, propriétaire de Convivia Bistro à Osoyoos, dans la vallée de l’Okanagan. Dans les dernières années, son restaurant a fait venir une vingtaine de chefs, sous-chefs, gérants et sommeliers de France, et a aussi acheté une maison et un appartement à proximité pour les loger.
Sa préférence aurait été d'embaucher des chefs locaux, mais ses nombreuses offres d’emploi affichées localement n’ont porté aucun fruit.
Environ les trois quarts de ces professionnels français sont restés au Canada à long terme, dont plusieurs qui ont obtenu leur citoyenneté.
Je suis fière d'avoir accompagné ces personnes-là. Et puis je suis fière d'être canadienne aussi. [...] L'immigration, nous en avons vraiment besoin. Vraiment. C'est indispensable pour notre pays.

Johanne Dupont, à droite, dans son restaurant à Osoyoos.
Photo : offerte par Convivia Bistro
Les problèmes de main-d'œuvre dans le milieu de la restauration ont commencé avant la pandémie, dit Ian Tostenson. Ceux-ci n'affectent pas les emplois en service, mais plutôt les emplois en cuisine selon lui.
Quand on parle d'immigration, d'après mon expérience, cela peut être un sujet très, très délicat, ajoute-t-il.
Il souligne néanmoins demeurer fier que son industrie ait fait venir 5000 travailleurs étrangers temporaires dans les dernières années. Ce sont des gens travailleurs, fiers d'être au Canada. Ils sont payés au même taux que les Canadiens et sont soumis aux mêmes lois du travail que les Canadiens.
Avec les informations de l'émission Panorama


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