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La situation demeure très complexe, vendredi, dans la plupart des salles d’urgence de l’Abitibi-Témiscamingue.
Selon les données de Santé Québec, le taux d’occupation des civières atteignait ou dépassait les 100 % dans tous les établissements de la région.
Les temps d’attente sont aussi très élevés. À titre d’exemple, un patient pouvait attendre plus de 10 heures, vendredi, pour un cas jugé non prioritaire au Centre hospitalier de Val-d’Or.

Entrée de l'hôpital de Val-d'Or.
Photo : Radio-Canada / Clara Fortin
Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) confirme que la situation a empiré depuis le 27 décembre, avec l'augmentation des infections respiratoires, telles que la grippe ou la COVID-19.
Ça varie d’une journée à l’autre, mais c’est élevé partout, confirme Marie-Pierre Gaulin, directrice des soins infirmiers au CISSS-AT. Le pic infectieux aurait été atteint la semaine dernière et on devrait donc voir une courbe descendante des consultations dans les prochaines semaines. On vit ce pic hivernal chaque année. La hausse de l’achalandage dans les urgences provient principalement des clientèles vulnérables, comme les personnes âgées et les jeunes enfants, qui vivent davantage de complications.
Le CISSS-AT assure avoir mis en place, comme à chaque année, des unités de débordement pour augmenter la capacité de réponse des salles d’urgence.
On a aussi mobilisé nos équipes ambulatoires pour tenter d’ouvrir plus de plages de rendez-vous, pour permettre aux urgences de faire face aux cas plus urgents. En on réussit actuellement à le faire, ajoute Mme Gaulin.

Marie-Pierre Gaulin, directrice des soins infirmiers au CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier
La directrice des soins infirmiers croit aussi que la population peut faire sa part pour aider à désengorger les urgences.
Ce qui aide, c’est de ne pas y aller si on n'en a pas réellement besoin, de retarder tout ce qui peut se retarder, fait-elle valoir. Aussi, assurons-nous que nos personnes âgées ou nos enfants gèrent bien leurs symptômes d’influenza ou de COVID, de bien s’hydrater, pour éviter que ça se détériore.
Elle ajoute que le site Internet du CISSS-AT explique bien les options autres que l'urgence.


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