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La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ) de la Nouvelle-Écosse a voté en faveur d’une semaine de grève en mars dans toutes les universités de la province. L’organisme se dit préoccupé par la précarité croissante rapportée par les étudiants et réclame notamment une diminution des droits de scolarité.
Nous ne pouvons pas continuer sur la voie que nous suivons actuellement. La grève étudiante est un outil parmi d’autres pour reprendre du pouvoir et négocier collectivement, plutôt que de se contenter de supplier à titre individuel, affirme le trésorier de la FCÉÉ de la Nouvelle-Écosse, Owen Skeen.
Les membres de son organisme ont voté en faveur de cette grève en septembre dernier, pour faire suite aux appels répétés des associations étudiantes qui réclament des mesures concrètes face à la crise de l'accessibilité aux études.
Trois pétitions ont été lancées à ce jour sur les réseaux sociaux du groupe Nova Scotia Student Strike, afin de sonder les étudiants des universités Acadia, Dalhousie et NSCAD sur leur adhésion à un éventuel mouvement de grève.
Aucune de ces universités n’a encore confirmé cette information.
Une grève historique
Pour la première fois en Nouvelle-Écosse, des étudiants s'organisent collectivement pour entrer en grève en même temps.
Je pense qu’il y a le sentiment que, même si des organisations comme la FCÉÉ se battent depuis des années, voire des décennies, pour des enjeux comme la hausse des frais de scolarité et des universités plus accessibles, nous n’avons jamais obtenu beaucoup de succès à grande échelle, poursuit le trésorier.
Les principales demandes de la FCÉÉ :
- Une réduction de 20 % des droits de scolarité dans toutes les universités de la province
- La fin des droits de scolarité plus élevés pour les étudiants hors Nouvelle-Écosse.
- Un remboursement des cours manqués pendant le lock-out de Dalhousie
- L'arrêt de financements et placements des administrations universitaires dans des entreprises qualifiées de « non-éthiques ».
Des droits de scolarités trop élevés
Les droits de scolarité relèvent principalement du gouvernement provincial. C'est lui qui détermine les limites en pourcentage que les universités doivent respecter pour augmenter ou diminuer ces frais annuellement.
Owen Skeen indique que ces frais ont augmenté de manière démesurée au cours des dernières années, ce qui, selon lui, renforce la précarité étudiante.

Le trésorier de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants de la Nouvelle-Écosse, Owen Skeen, réclame plus de transparence de la part des établissements sur leurs investissements qu'il juge « non éthiques ».
Photo : Owen Skeen
Être étudiant en Nouvelle-Écosse, ce n’est pas facile. Il y a une crise du logement, une crise climatique, et une génération qui se retrouve avec des dettes, un avenir incertain et un monde en guerre.
La FCÉÉ croit que les universités de la province doivent s’éloigner des plafonds d’étudiants internationaux fixés par le gouvernement fédéral, afin d’offrir de meilleures conditions de vie et d’apprentissage aux étudiants.
On a vu les pires exemples de cela à l’Université du Cap-Breton, ici en Nouvelle-Écosse, où des universités et collèges ont accepté massivement des étudiants internationaux sans fournir le soutien ou l’infrastructure nécessaires pour faire fonctionner correctement leurs établissements, dénonce Owen Skeen.
Selon lui, l'abolition des droits de scolarité majorés pour les étudiants internationaux n'inciterait plus les universités à abuser de leur capacité à accepter ces étudiants.
La province et le fédéral dans le viseur
La FCÉÉ dit avoir pour cible principale le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, bien qu’un changement systémique réel nécessitera aussi d’interpeller le gouvernement fédéral et les conseils d’administration des universités.
Le ministère provincial de l'Enseignement supérieur dit vouloir fournir une réponse sous peu aux demandes des étudiants.


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