NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Des entrepreneurs de travaux sylvicoles prévoient commencer la saison du reboisement avec du retard. Or, ce retard aurait pu être évité, selon eux, et ils l'attribuent au processus de Rexforêt. Certains pourraient engager des recours pour obtenir une compensation financière.
Rexforêt est un organisme paragouvernemental qui coordonne les travaux sylvicoles dans la forêt publique au Québec, comme la préparation de terrains, le reboisement et l’entretien de plantations.
Les contrats à long terme pour les travaux sylvicoles sont d’une durée de trois ans. Ils sont arrivés à échéance en 2025 et un nouvel appel d’offres a été lancé par Rexforêt en octobre dernier.
On remet beaucoup en question le fait que Rexforêt aurait pu déclencher le processus des contrats à long terme à la fin août ou au début septembre. On aurait déjà gagné deux mois, affirme Fabien Simard, directeur général de l’Association des entrepreneurs de travaux sylvicoles du Québec (AETSQ).

Fabien Simard, directeur général de l’Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec.
Photo : Radio-Canada / Marika Wheeler
Des entrepreneurs ont signalé à Rexforêt et à l'Autorité des marchés publics des problèmes concernant cet appel d’offres, qui a finalement dû être annulé en début d’année. Rexforêt s’est entêté et a continué pour se faire dire au début février que rien ne fonctionnait, qu’il fallait arrêter et recommencer. On a donc encore perdu deux mois, déplore M. Simard.
Un nouvel appel d’offres a été lancé en février, puis il a été suspendu par l’Autorité des marchés publics afin de l'étudier et l'analyser après la réception d’autres plaintes. L’AETSQ qualifie tout le processus d’opaque, injuste et inéquitable.
Craignant de prendre plus de retard, Rexforêt a finalement décidé en mars de prolonger d’un an les contrats qui s'étaient terminés en 2025. Ils n’ont toutefois été signés que cette semaine et les entrepreneurs commencent à peine à recevoir les prescriptions de travaux à réaliser ainsi que les secteurs où ils devront intervenir.
Normalement, on reçoit ça aux alentours du 15 mars. Là, nous avons six semaines de retard. Ce que ça occasionne, c'est qu'on va tous commencer les chantiers en retard parce qu'il faut visiter les secteurs, se planifier et s'organiser. Normalement, on entrerait en forêt la semaine prochaine au sud-ouest de Val-d’Or, ce qu’on appelle souvent la Petite Floride, ou dans le Témiscamingue. On ne commencera pas avant la troisième semaine de mai, si tout va bien, estime Fabien Simard.
Cette situation inquiète moins l’AETSQ pour la partie nord de la région et pour le Nord-du-Québec, où la saison commence normalement plus tard en mai.

Un technicien prépare le terrain pour des travaux de débroussaillage.
Photo : Gracieuseté - Roxanne Deschênes/PAMM
Des compensations?
L’Association, qui regroupe une soixantaine d’entreprises au Québec, dénonce le fait que ce sont ses membres qui écopent pour les décisions de Rexforêt. Elle invite ceux qui se sentent lésés à envisager des recours pour obtenir une compensation financière.
C'est toujours nous, les entrepreneurs, qui venons réparer les pots cassés. Ça nous coûte plus cher parce qu'on est à la dernière minute. Cette année, ce n'est pas la neige, ce n'est pas la température, ce ne sont pas les feux : c'est Rexforêt qui n'a pas su se structurer, s'organiser et se planifier, ce qui fait que nous allons encore payer la facture. Les entrepreneurs étaient en réunion la semaine passée à Québec, et là, on a dit : c’est assez, insiste Fabien Simard.
Selon lui, plusieurs entrepreneurs perdront de l'argent cette année, certains pourraient même perdre leur chemise. Les pertes seront encore plus importantes pour ceux qui avaient anticipé de plus importants volumes à traiter cette année avec le nouvel appel d'offres.
Il y en a qui avaient acheté des équipemetns pour relever le défi des nouveaux volumes et là, cet équipement est parké dans la cour et attend. C'est encore un préjudice causé par Rexforêt et ils doivent en assumer les conséquences, avance M. Simard.
Celui-ci craint par ailleurs que la situation ne soit pas encore réglée pour la suite des choses. L’AMP a finalement rejeté les plaintes contre le processus de Rexforêt, qui a relancé ses appels d’offres pour les contrats à long terme pour les deux dernières années du contrat, soit les étés 2027 et 2028.
Ils ont fait des modifications, mais nous, on dit que ce sont des modifications cosmétiques. Ça ne règle pas le problème de manque de transparence, ce n’est pas juste ni équitable envers les fournisseurs. Tout ça fait qu’on recule, on recule, croit M. Simard.
Sans compter que plusieurs entrepreneurs sont aussi en attente des résultats des appels d’offres pour les contrats d’un an, qui représentent environ 35 % des volumes de travaux sylvicoles. L’AETSQ dénonce aussi ce manque de prévisibilité qui occasionne des coûts additionnels pour les entrepreneurs de travaux sylvicoles.
Des impacts à long terme
Il est difficile de mesurer les impacts de tous ces retards, selon l’AETSQ. Des travailleurs sylvicoles dans le sud de la province devront sans doute passer quelques semaines sans salaire alors que leurs prestations d’assurance emploi tirent à leur fin.
Les retards pourraient aussi empêcher les entrepreneurs de réaliser certains travaux d’entretien de plantation, ce qui aura un impact à moyen et à long terme sur leur qualité, puis sur toute la chaîne d’approvisionnement des scieries.


1 month_ago
32



























.jpg)






French (CA)