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Le Turbo Haüs, un autre bar contraint de baisser le volume

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Le Turbo Haüs, un bar pourtant installé en plein coeur du Quartier latin, a reçu un avertissement de la Ville de Montréal pour lui demander de faire moins de bruit, sinon quoi il pourrait se voir imposer une amende pouvant aller jusqu’à 12 000 $. Le propriétaire accuse la Ville de vouloir la peau du milieu de la nuit, qui se remet à peine des années pandémiques.

« La Ville parle des deux côtés de la bouche. D’un côté, on dit qu’on a besoin de nous, les bars et les restaurants, car la rue Saint-Denis est en train de mourir. Mais de l’autre, on fait tout pour nous mettre des bâtons dans les roues », n’en décolère pas Sergio Da Silva, le propriétaire du Turbo Haüs.

Ce bar, qui présente des spectacles de musique rock, s’est installé au coin des rues Saint-Denis et Ontario il y a cinq ans. Depuis, M. Da Silva dit avoir eu maille à partir avec la Ville à plusieurs reprises, mais il affirme que c’est la première fois que le bruit pose problème à l’administration municipale.

Dans l’avis que lui a fait parvenir la Ville, on l’informe qu’il contrevient au règlement municipal sur le bruit et qu’il risque par conséquent une amende allant de 1500 $ à 12 000 $ si des ajustements ne sont pas portés. « Le bruit produit au moyen d’appareils sonores, qu’ils soient situés à l’intérieur d’un bâtiment ou qu’ils soient installés ou utilisés à l’extérieur, est spécifiquement prohibé lorsqu’il s’entend à l’extérieur ou dans un autre local », peut-on lire dans l’avis que Sergio Da Silva a reçu et qu’il a partagé sur les réseaux sociaux lundi.

Jamais assez

Le Turbo Haüs avait auparavant pignon sur rue dans le quartier Saint-Henri. À l’époque, M. Da Silva avait reçu des plaintes du voisinage à cause du bruit. Il avait justement choisi de déménager en 2018 dans le Quartier latin, un secteur très peu résidentiel, parce qu’il pensait ce ne serait pas un enjeu.

« Je comprends tout à fait que dans Saint-Henri, on faisait trop de bruit. C’est un secteur résidentiel et familial. Mais la rue Saint-Denis, c’est justement fait pour les bars. C’est vraiment n’importe quoi. C’est comme si on n’en fait jamais assez », déplore le tenancier, qui assure respecter la réglementation. Il souligne que tous les spectacles rock qui ont eu lieu au Turbo Haüs se sont terminés à 23 h, conformément aux règles édictées par la Ville de Montréal.

Selon la Ville, c’est la première fois que le Turbo Haüs fait l’objet d’une plainte depuis son déménagement sur la rue Saint-Denis. « Par souci de confidentialité », il n’a pas été possible de savoir si cette plainte émanait d’un résident ou d’un commerçant de l’artère.

L’administration Plante a précisé qu’un programme est à la disposition des tenanciers de bar, comme M. Da Silva, pour mieux insonoriser leurs installations.

Gentrification

En 2018, le Divan orange, une salle de spectacles mythique sur le boulevard Saint-Laurent, avait fermé ses portes après avoir reçu plusieurs amendes à cause d’un locataire qui habitait l’étage supérieur et qui était dérangé par le bruit.

En mai dernier, la Cour supérieure a forcé La Tulipe, sur l’avenue Papineau, à baisser le volume les soirs de spectacle afin d’accommoder un voisin. Ce dernier avait pu aménager un appartement dans un bâtiment adjacent à cause d’un fonctionnaire de la Ville de Montréal qui avait changé le zonage par erreur. Une salle de spectacles existe depuis plus de 100 ans à cet endroit, mais la Cour a statué qu’il n’y a « pas de droits acquis à une nuisance ».

La Nouvelle association des bars du Québec (NABQ) s’attend à une augmentation des plaintes à propos du bruit dans les prochaines années, alors que de plus en plus d’immeubles à condo sont construits dans des secteurs prisés par les oiseaux de nuit.

« Pour l’instant, je mentirais si je disais que c’est un gros problème. Il y a quelques cas, mais la police sait quand même faire la part des choses lorsqu’il y a une plainte. Ceux qui s’installent à Montréal dans des secteurs où il y a toujours eu des bars doivent en être conscients », lance le président de l’association, Pierre Thibault.

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