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Le Centre Expo d’Edmonton a accueilli, la fin de semaine dernière, le Festival Tattoo & Arts. Plus de 12 000 personnes ont participé à ce grand rassemblement autour du tatouage et de son univers.
Les allées du grand hall d’exposition sont pleines de curieux et de curieuses. Et pour cause, plus de 500 artistes sont réunis pour proposer leurs créations tatouées.
Parmi eux, Yann et Sylvie Le Sciellier, frère et sœur, tatoueurs francophones, qui respectivement de l'Ontario et de la Colombie-Britannique.

Sylvie Le Scieller a tatoué la première, avant d'apprendre ensuite à son petit frère, Yann. La fin de semaine dernière, Edmonton les a réunis le temps du festival, pour tatouer ensemble.
Photo : Radio-Canada / Jules Bonnet
Ils sont ravis de se retrouver en Alberta, le temps d’un week-end, pour tatouer et rencontrer du monde.
Ce qui est génial, c’est qu’on a l'opportunité de rencontrer d’autres artistes que l'on suit parfois en ligne. Passer du temps avec eux, c’est aussi s’inspirer et pouvoir échanger sur nos créations.
Selon eux, ce genre d'événement illustre à quel point le tatouage comme expression artistique n'est plus vraiment un sujet de débat dans notre société. Un festival comme celui-ci leur permet « d'aller à la rencontre des gens, sans qu'ils aient besoin de pousser la porte de [leur] salon ».
Le fils tatoué, le père tatoueur
À quelques allées de Yann et Sylvie, nous croisons Cole Ricken. Allongé sur une chaise longue, il tend son bras pour se le faire tatouer.

Les visiteurs du festival peuvent se faire tatouer sur place, selon la foule d'univers créatifs différents proposés par les artistes.
Photo : Radio-Canada / Jules Bonnet
Il ne semble ressentir aucune douleur et avoue, avec un large sourire : C'est mon père qui est en train de me tatouer.
Après avoir choisi les artistes de ses groupes de musique préférés, il a laissé le champ libre à son père pour en faire un tatouage sur tout le bras.
Pour Monty, son père, c’est un réel plaisir de passer ce temps avec [son] fils dans ce genre de festival chaleureux.
Cela me donne des frissons de me dire que ces tatouages que je dessine pour mon fils resteront bien après ma mort. C'est un honneur de prendre ce temps pour mon fils et je le prends très au sérieux. J'adore partager ce genre d'expérience avec lui.
Le tatouage sous toutes ses formes, et plus encore
Ces trois journées de rencontres célébraient le tatouage, mais pas seulement.
Avec des performances artistiques, des spectacles ou des espaces de rencontres et de partage, le festival tenait à rassembler une véritable communauté autour de l’art du tatouage, précise Erin Porter, adjointe à la production.
L’année prochaine, le festival célébrera sa vingtième édition, un anniversaire que la communauté attend avec impatience.


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