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Dimanche 11 janvier, une fusée SpaceX Falcon 9 a placé en orbite le télescope dernier cri de la NASA. Baptisé Pandora, cet instrument de 325 kilos seulement est doté d'un objectif de 45 centimètres de diamètre, capable de glaner des indices sur des exoplanètes très éloignées, invisibles jusqu'à aujourd'hui. Sa mission durera un an, avec l'objectif d'observer au minimum vingt exoplanètes et les étoiles gravitant autour.
Elle permettra de «briser une barrière», selon les mots de l'astronome Daniel Apai, dont l'équipe a contribué à la construction du télescope. «Cette technologie élimine une source de bruit dans les données qui limite notre capacité à étudier en détail les petites exoplanètes et à y rechercher des traces de vie», a-t-il écrit dans un article pour The Conversation. Pandora pourrait ainsi révolutionner notre manière d'explorer les atmosphères planétaires.
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Une méthodologie décriée par certains scientifiques
Pour identifier la plupart des 6.000 exoplanètes connues à ce jour, les chercheurs ont utilisé la méthode des transits. Elle consiste à observer la baisse infime de luminosité d'une étoile lorsqu'une planète passe devant elle. «En analysant la lumière stellaire filtrée par l'atmosphère, les astronomes peuvent trouver des preuves de la présence de vapeur d'eau, d'hydrogène, de nuages et même rechercher des signes de vie», étaye l'expert dans les colonnes de Futurism.
Ce procédé, utilisé depuis des décennies, suscite pourtant la controverse. Selon plusieurs spécialistes, il présente un défaut notable: les taches et variations de température brouillent les mesures, avec le risque de confondre la vapeur d'eau autour d'une étoile à celle présente sur une planète. Daniel Apai se risque à une comparaison œnophile: «La lumière qui filtre à travers le verre révèle des détails fins sur la qualité du vin. En astronomie, nous essayons de juger notre vin à la lumière de bougies vacillantes et instables.»
D'où l'intérêt de Pandora. Il a justement été pensé pour s'attaquer à ce «bruit» stellaire. Entièrement dédié aux exoplanètes, l'engin pourra passer des heures sur une même cible sans se disperser. Il observera également les étoiles en continu à l'aide de capteurs infrarouges et de lumière visible. Objectif: surveiller de près la formation et l'évolution des taches stellaires. Au cours de sa mission d'une année, le télescope visitera chaque étoile une dizaine de fois, accumulant ainsi des centaines d'heures d'observation.
«Grâce à ces informations, notre équipe Pandora sera en mesure de déterminer comment les changements dans les étoiles affectent les transits planétaires observés», se réjouit Daniel Apai. Ces données permettront également de déterminer ce qui s'apparente réellement à une planète extrasolaire, effleurant ainsi la question qui obsède les chercheurs depuis des décennies: sommes-nous seuls dans l'univers?





























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