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Les autobus transportant les représentants du milieu communautaire vers Québec ont été nombreux jeudi matin, alors que s’y déroule la manifestation qui clôture les 13 jours de grève du mouvement « Le communautaire à boutte ». Si le mouvement qui est né en Mauricie ne peut pas se targuer d’avoir fait des gains concrets pour le moment, ses représentants se réjouissent tout de même de la mobilisation.
Selon la directrice adjointe du Centre Roland-Bertrand de Shawinigan, Caroline Chartier, le mouvement a non seulement pris de l’ampleur, mais s’est trouvé des alliés.
On est passé de quelques groupes à Shawinigan, en Mauricie, à plusieurs milliers de travailleuses et travailleurs en grève actuellement.[...] On a parlé avec les partis d'opposition, puis là, on sent tranquillement qu’il y a une écoute qui est vraiment différente de celle qu'on avait il y a quelques semaines, a-t-elle affirmé à l’émission Toujours le matin en marge de la manifestation.
Elle déplore toutefois que le mouvement n'ait pas réussi à améliorer les communications avec le gouvernement en place, notamment avec la ministre de la Solidarité sociale, Chantale Rouleau, dont ils ont demandé la démission.
L'ensemble des milieux communautaires ne reconnaît plus l'autorité de Madame Rouleau. Il y a comme un grand froid, pas seulement avec ce qui se passe dans "Le communautaire à boutte", mais aussi parce que nos regroupements et fédérations ont tenté depuis des années d'avoir des discussions, et d'obtenir des gains avec Mme Rouleau. Mais malheureusement c'est extrêmement difficile, ajoute-t-elle.

Le milieu communautaire s'est rendu à Québec jeudi pour manifester afin d'obtenir un meilleur financement. (Photo : 2 avril 2026)
Photo : Radio-Canada / Molly Béland
Si la grève se termine après près de deux semaines, les moyens de pression pour se faire entendre ne vont pas cesser pour autant et pourraient monter d’un cran après la fin de la course à la chefferie de la CAQ si la demande d’obtenir une table de négociation n’est pas obtenue.
On attend d'avoir un rendez-vous officiel, puis d'avoir des engagements clairs. Si ça n'arrive pas une fois que Madame Fréchette ou Monsieur Drainville seront en poste, il est clair pour nous que tous les scénarios sont envisagés, indique-t-elle.
La grève générale illimitée fait partie des moyens qui pourraient être envisagés par le mouvement.
On ne lâchera pas d’ici les élections, conclut Mme Chartier.
D'après une entrevue à l'émission Toujours le matin


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