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Le chef de file des nuits montréalaises s’en va à Ottawa

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Un des plus ardents promoteurs des nuits montréalaises quitte la métropole. Mathieu Grondin, fondateur de l’organisme MTL 24/24, vient d’être nommé commissaire à la vie nocturne de la Ville d’Ottawa, qui cherche à prolonger les heures d’ouverture des bars et des salles de spectacle jusqu’aux petites heures du matin.

Cet infatigable militant pour les activités de nuit poursuivra dans la capitale fédérale la bataille qu’il mène depuis des années pour favoriser l’essor de la vie nocturne à Montréal. Le maire d’Ottawa, Mark Sutcliffe, en a fait l’annonce ce mardi, flanqué de son nouveau commissaire recruté au Québec.

Mathieu Grondin et d’autres gros noms de la vie culturelle montréalaise recommandent depuis longtemps la création d’un poste de « maire de la nuit » ou de commissaire à la vie nocturne pour faire de la métropole une ville qui ne dort jamais — comme Berlin, New York ou Amsterdam.

« Ottawa devient la première ville du Canada à avoir un commissaire à la vie nocturne. On trouve dommage que ce ne soit pas Montréal », a réagi Jenny Thibault, directrice générale de la Société des arts technologiques (SAT).

Elle trouve « malheureux » que Mathieu Grondin doive s’exiler pour implanter la vision qu’il souhaitait pour Montréal. Ce comédien, réalisateur et DJ aujourd’hui âgé de 44 ans a cofondé MTL 24/24 en 2017 dans l’espoir d’éliminer le « préjugé défavorable » qui règne en ville contre la vie nocturne.

Les actions de MTL 24/24 ont fait progresser les activités de nuit, mais Mathieu Grondin devenait de plus en plus critique envers l’administration de Valérie Plante, qui tarde à passer de la parole aux actes pour favoriser la vie nocturne, selon lui.

En janvier 2024, la Ville de Montréal a mis fin au financement de MTL 24/24. Mathieu Grondin s’est retrouvé sans emploi. Et c’est la capitale fédérale, et non Montréal, qui a misé sur son expertise pour stimuler la vie nocturne.

Du bruit dérangeant

La métropole est réputée depuis près d’un siècle pour ses nuits endiablées, mais cette histoire à succès reste inachevée : la cohabitation est difficile entre certaines institutions de nuit et leurs voisins, qui se plaignent de perdre le sommeil à cause du bruit. Et il suffit qu’un résident se plaigne pour entraîner la fermeture d’un bar.

La mairesse Valérie Plante s’est engagée à déposer d’ici l’automne 2024 une politique de vie nocturne censée faire de Montréal une ville de nuit de calibre international. Une commission formée d’élus municipaux montréalais a recommandé en avril la mise en place d’un commissaire (ou d’un bureau) à la vie nocturne doté de personnel et d’un budget.

Ce commissaire aurait notamment pour mission d’arbitrer les conflits entre les bars ou les salles de spectacle et leur voisinage. Des zones de vitalité nocturne permettraient aux bars de servir de l’alcool après 3h du matin. Le niveau de bruit toléré pourrait varier d’un quartier à l’autre.

Les derniers arrivés dans un secteur auraient la responsabilité de s’adapter à leur environnement : par exemple, un résident qui vient s’établir à côté d’un bar devrait tolérer le bruit. Les promoteurs de logements dans le Quartier des spectacles devraient installer des fenêtres antibruit. Et les salles de spectacles devraient insonoriser leurs murs pour ne pas incommoder leurs voisins.

« Arrêter de démoniser la nuit »

Les milieux culturel et des affaires attendent avec impatience la politique de vie nocturne à Montréal. La SAT fait partie des institutions de nuit qui ont fait l’objet de plaintes de bruit dans les derniers mois. L’organisme, qui a pignon sur rue dans le Quartier des spectacles depuis près de trois décennies, a investi pour limiter l’impact sonore de ses événements multimédias.

La SAT participe à un projet pilote de la Ville qui vise à évaluer — et éventuellement assouplir — la règle de « tolérance zéro » pour le bruit. Des techniciens viennent régulièrement mesurer le niveau de bruit à la SAT et chez ses voisins, pour déterminer les seuils acceptables.

« On est optimistes. On espère qu’avec la politique de vie nocturne, on va arrêter de démoniser la nuit », dit Jenny Thibault, directrice de la SAT.

Au cours des dernières années, la SAT a pu prolonger la fête au moins quatre fois bien au-delà de l’heure habituelle du last call. Une de ces « soirées » a même commencé à 22h un samedi soir et s’est terminée le lundi matin. Tout s’est bien déroulé. Les gens n’ont pas besoin de se ruer sur l’alcool avant la fin du service à 3h. Et quand ils sortent de la salle, après le lever du soleil, le métro et les bus ont recommencé à rouler.

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