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La saison de motoneige s’annonce prometteuse dans le nord-est du Nouveau-Brunswick, après quelques années plus difficiles.
Luc Mailloux et Normand McCann ont déjà accumulé des centaines de kilomètres sur les sentiers de la Péninsule acadienne.
La neige est arrivée assez tôt et en assez bonne quantité pour ouvrir les sentiers dès la mi-décembre à certains endroits dans le Nord-Est.

Luc Mailloux et Normand McCann prennent une petite pause pendant leur randonnée de motoneige.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
C’est beaucoup mieux que l’année passée. L’année passée, on a commencé à la fin janvier, pis là, on commence tout de suite au début janvier pis y’a de la neige assez pour se promener. J'arrive déjà à 1000 kilomètres de fait , affirme Luc Mailloux, au volant de son véhicule.
Dès qu’ils en ont l’occasion, les deux hommes de Caraquet enfourchent leurs bolides et se promènent un peu partout dans la région afin d'en profiter le plus longtemps possible.
La saison, cette année, c’est merveilleux. Les pistes sont belles. Les autres années, c’est pas avant le 17 ou le 20 janvier qu’on a pu en faire. J’ai des amis qui en ont même fait avant Noël.
En avance de trois semaines
Au Club de motoneige Chaleur, on se réjouit de ce début de saison hâtif.
La majorité des 200 kilomètres de pistes est ouverte depuis la mi-décembre. L’an dernier, on avait dû attendre à la mi-janvier pour une saison d’à peine huit semaines, la pire en 10 ans.

Louis Bryar est gestionnaire des sentiers au Club de motoneige Chaleur.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
On est chanceux, on a de la neige pour passer les surfaceuses. On est au moins trois semaines d’avance de l’année passée. On est très content pour l’économie, les hôtels, les restaurants. On souhaite que ça continue, raconte Louis Bryar, le gestionnaire de sentiers du club qui compte plus de 600 membres.
Jeremy MacDonald et un ami ont quitté l’Île-du-Prince-Édouard à la recherche de neige pour une tournée de deux jours.

Jeremy MacDonald est venu de l'Île-du-Prince-Édouard pour faire de la motoneige à Bathurst.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
Ils en ont trouvé suffisamment à Bathurst pour s’amuser un peu.
On cherche la neige pour faire de la motoneige , admet-il, Nous n’avons pas de neige à la maison. Au moins ici, il y a un petit peu plus de neige. L’année dernière, ç’a été une mauvaise année. Il a fallu aller plus au nord, dans le coin de Campbellton et Moose Valley.
Bon pour les affaires
Il n’y a pas que les motoneigistes qui apprécient ce début de saison. Les commerçants profitent déjà de cette manne de l’or blanc.

Chez ce concessionnaire de Beresford, des motoneiges neuves sont en montre.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
Yves Mazerolle, propriétaire d’un commerce où on vend des motoneiges à Beresford, a fait des affaires d’or en décembre.
Il a vendu 21 machines uniquement durant ce mois, soit six de plus que pendant tout l’hiver 2025.
Tout ce qu’on a besoin maintenant, c’est d’une bonne bordée de neige , avance-t-il.

Denis Thériault voit passer beaucoup de motoneigistes au Camp à Dominique d'Anse-Bleue, dans la Péninsule acadienne.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
Au Camp à Dominique à Anse-Bleue, les motoneigistes aiment bien prendre une pause pendant leurs randonnées.
Il en vient beaucoup. Ça vient de Lamèque, ça vient de Caraquet, ça vient de Shippagan, ça vient de Bertrand, de Paquetville, de partout , soutient le propriétaire Denis Thériault.
Pour que les amateurs de motoneige filent le parfait bonheur en ce début de saison, ça leur prendrait… encore un petit peu plus de neige.


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