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Par Ambroise Tournyol du Clos

Publié à l’instant

«Lieu d'apprentissage de l'autorité, de l'altérité et du bien commun, l'école suppose de ne pas courir sans cesse dans le sens des opinions à la mode». AFP

FIGAROVOX/TRIBUNE - Le président de la République a récemment fait la promotion d'une «école du futur». Pour Ambroise Tournyol du Clos, plutôt que de se tourner vers des méthodes prétendument innovantes, l'école devrait renouer avec son héritage pluriséculaire.

Ambroise Tournyol du Clos est professeur agrégé d'histoire-géographie et auteur de Transmettre ou disparaître, Manifeste d'un prof artisan (Salvator, 2021).


Lot de consolation des temps difficiles, le futurisme est toujours le révélateur des blessures que l'on ne veut pas voir. Aussi, comme pour mieux exorciser les maux de l'école du présent, le président de la République nous enjoignait récemment à espérer dans une «école du futur» dont le prototype reste incertain. Plus flous en sont les contours, plus larges nos espoirs. Rien ne dit pourtant que cette projection dans un avenir qui nous échappe soit la plus sûre manière de sauver l'école des impasses où elle se trouve aujourd'hui. Ne vaudrait-il pas mieux réparer l'école du présent, en tenant compte des leçons du passé, pour nous ménager la possibilité d'un avenir ?

Les leçons de l'école du passé

L'école idéale n'a jamais existé, ni sous la IIIe République, ni sous l'Ancien Régime, ni dans la Sorbonne médiévale, ni chez les précepteurs…

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«La première mission des professeurs, c'est de transmettre la culture dont ils ont hérité»

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