Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

La fin de la décriminalisation fait craindre un retour à l’isolement des usagers

4 month_ago 31

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Après le 31 janvier, la possession de petites quantités de fentanyl, de cocaïne, de méthamphétamine ou d'ecstasy ne sera plus décriminalisée en Colombie-Britannique. La province a décidé de mettre fin à un projet pilote en vigueur depuis trois ans, estimant qu’il n'a pas donné les résultats escomptés. Dans la communauté d’utilisateurs de drogues, la nouvelle cause craintes et incertitudes.

Kiana McDermott, aujourd’hui âgée de 24 ans, a commencé à consommer des drogues à l’âge de 14 ans. Elle se souvient avoir ressenti un immense soulagement lorsque le projet pilote a été mis en application.

Cela a permis à beaucoup de gens de [se libérer] du stress lié [aux] substances que l'on a sur soi [du] fait de devoir toujours s'inquiéter d'être arrêté par [la police], dit-elle.

Portrait de Kiana McDermott, une jeune femme autochtone de 24 ans.

Kiana McDermott dit avoir fait l'expérience de programmes de désintoxication à quatre reprises, sans succès.

Photo : Kiana McDermott

Elle craint que la fin de l’initiative ait des effets néfastes sur la santé mentale des toxicomanes et qu’un plus grand nombre d’entre eux s’isolent pour consommer leurs produits.

L'isolement rend en quelque sorte la consommation de drogues dangereuse. Et puis, quand on est seul, on a tendance à consommer davantage.

Mona Woodward, 63 ans, est du même avis. Elle s’attend à devoir s’éloigner pour consommer, ce qui la mettra davantage en danger, selon elle. Le gouvernement va devoir faire face à un nombre plus important de décès, craint-elle.

En tant que femme autochtone et présidente du conseil d’administration de l’organisme Surrey Union of Drug Users (SUDU), elle aurait souhaité que le gouvernement consulte davantage le public et les utilisateurs eux-mêmes dès le début du projet pilote, pour mesurer son impact sur la communauté.

Mona Woodward sous un parapluie.

Mona Woodward, une consommatrice de drogues membre du Surrey Union of Drug Users. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

Un bilan qui n’a pas convaincu

Le 31 janvier 2023, la possession de petites quantités de certaines drogues dures a cessé d’être considérée comme une infraction criminelle en Colombie-Britannique, dans le cadre d’un projet pilote approuvé par Santé Canada.

Les adultes de 18 ans et plus pouvaient détenir une quantité cumulative maximale de 2,5 g d'opioïdes, de cocaïne, de méthamphétamine et de MDMA sans risque d'être arrêtés ou de voir leur drogue saisie.

Selon les autorités, l'initiative visait à réduire les barrières et la stigmatisation qui empêchent les gens d’accéder à l’aide et aux services qui pourraient les sauver.

En mai 2024, la possession de ces substances a été interdite dans les espaces publics, à la suite de préoccupations de plusieurs communautés concernant la consommation de drogues en public.

La décriminalisation a toutefois été maintenue dans les résidences privées, dans certaines cliniques de soins de santé et dans les centres de prévention des surdoses.

Josie Osborne à son assermentation comme ministre de la Santé en novembre 2024.

La ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, Josie Osborne. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Mike McArthur

Plus tôt cette année, la ministre de la Santé, Josie Osborne, a affirmé que la Colombie-Britannique n'a pas vu une augmentation importante des consommateurs de drogues qui demandent et utilisent ses services de traitement.

Cependant, selon Kiana McDermott, l’offre de soins ne suit pas la demande dans la province : J'ai vu des gens essayer de suivre un traitement et de se désintoxiquer, mais les listes d'attente sont tellement longues.

La directrice générale de l’organisme SUDU, Rosa Sundar-Maccagno, ajoute que ceux qui ont suivi un traitement bénéficient de peu de soutien à la sortie.

Ils n’ont pas d'abri, c'est comme la même situation qu’à [leur entrée]. Alors sans changer [cet élément], on ne voit pas beaucoup de changements.

D’après elle, l’essai de décriminalisation du gouvernement était voué à l’échec dès le départ.

La limite de possession était établie à 2,5 g. Mais pour ceux qui utilisent des drogues [...] on sait que c'est trop bas, explique-t-elle.

Un groupe de gens se tiennent sur les marches du parlement de Victoria, tenant des pancartes avec les chiffres 1 6 0 0 0.

La Colombie-Britannique entame sa dixième année d'urgence de santé publique en raison de la crise des surdoses. Depuis neuf ans, elle a coûté la vie à plus de 16 000 Britanno-Colombiens. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Anaïs Elboujdaïni

Rosa Sundar-Maccagno redoute aussi que la décision de ne pas poursuivre la décriminalisation n’occasionne un plus grand nombre d’interpellations policières des membres les plus marginalisés de la communauté.

Il y a toujours la question de comment ils font le choix de qui ils vont cibler, mais il semble que ce sont plutôt les personnes autochtones, les femmes, ceux qui habitent dans la rue qui [en font] l’objet, déplore-t-elle.

Des interventions de moindre envergure

Le surintendant Phil Heard, du Service de police de Vancouver (VPD), assure que les policiers visent surtout ceux qui causent le plus de dommages, comme le crime organisé et les trafiquants de drogue à grande échelle.

Il explique que, même avant le projet pilote du gouvernement, le VPD appliquait une décriminalisation de facto.

Nous n'avions généralement qu'une poignée d'accusations par an, et celles-ci concernaient toujours les infractions les plus graves, des circonstances qui mettaient manifestement en danger d'autres membres du public, souligne-t-il.

Un policier de Vancouver patrouille dans le quartier Downtown Eastside.

Selon le surintendant Phil Heard, il y a eu beaucoup de préoccupations liées à la consommation de drogues en public et à ses répercussions sur la sécurité publique pendant le projet pilote de décriminalisation. (Photo d'archives)

Photo : Shutterstock / Adam Melnyk

S’il anticipe une légère augmentation du nombre de saisies de drogues après le 31 janvier, Phil Heard soutient que les policiers doivent considérer la consommation de substances comme un problème de santé publique et qu’ils doivent appliquer des mesures proportionnelles aux circonstances auxquelles ils sont confrontés.

Les agents doivent envisager des interventions de moindre envergure, avertir la personne, l'orienter vers des services communautaires, ou ne prendre aucune mesure.

Nous voulons adopter une approche basée sur la compassion, conclut-il.

Le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique dit qu’il travaillera avec la police ainsi qu'avec ses partenaires du secteur de la santé et du logement afin d'assurer une transition en douceur vers [la] nouvelle politique.

Il rappelle l’existence des centres de vérification des drogues et des services de prévention des surdoses, afin de prévenir les intoxications toxiques et d'aider les personnes à accéder à des traitements et à des soins de santé, comme ils le faisaient avant le projet pilote de décriminalisation.

Avec les informations de Dominique Lévesque

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway