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L’organisation de la prochaine conférence climatique mondiale monopolisée par des hommes

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La prochaine conférence climatique des Nations unies (COP29) sera organisée par un comité entièrement composé d’hommes, selon ce qu’on constate à la lecture de la liste des 28 membres publiée par l’Azerbaïdjan. Le pays qui accueillera la communauté internationale y fait aussi une place aux partisans des énergies fossiles, étant lui-même un important producteur de pétrole et gaz.

Le président de cette conférence climatique mondiale est le ministre de l’Écologie et des Ressources naturelles, Mukhtar Babayev, un ancien dirigeant du secteur des énergies fossiles. Il sera appuyé par 27 autres hommes pour organiser la rencontre, mais aussi pour piloter les négociations qui auront lieu en novembre. À titre de comparaison, pour la COP28 tenue à Dubaï, 63 % des membres étaient des femmes.

« Le Canada, qui s’est doté d’une politique d’aide internationale féministe, devrait demander un comité représentatif », a réagi lundi la directrice générale du Réseau action climat Canada, Caroline Brouillette. « Les changements climatiques affectent tout le monde, pas seulement les hommes. Et étant donné l’état de crises convergentes qui caractérise ce début d’année 2024, le monde n’a pas le luxe de se passer des bienfaits démontrés du leadership climatique des femmes et des personnes non conforme au genre à la COP29. »

L’organisation internationale « She Changes Climate », qui regroupe des femmes engagées dans la lutte contre la crise climatique, a réagi lundi sur le réseau X en dénonçant la composition du comité, qui constitue « un pas en arrière ».

La liste entièrement masculine publiée par l’Azerbaïdjan, qui précise le nom et la fonction de chaque membre, fait état de la présence du ministre de l’Énergie, Parviz Shahbazov, qui vantait récemment la croissance de la production gazière du pays. Il a aussi affirmé à plusieurs reprises que les exportations de pétrole et de gaz constituent un élément essentiel à la « sécurité énergétique » de certaines régions du monde, notamment de l’Europe.

Le comité comprend également Ruslan Aliyev, qui est le directeur général de Azerigas Production Association, une entreprise de commercialisation de gaz qui est liée à SOCAR (State Oil Company of Azerbaijan Republic), l’entreprise pétrolière et gazière nationale.

Le président de la COP29, Mukhtar Babayev, a lui-même travaillé de 1994 à 2003 au service des relations économiques extérieures de SOCAR, avant de changer pour le service du marketing et des opérations économiques, et de devenir vice-président chargé de l’écologie (2007-2010).

Le président d’AzerEnergy, Balababa Rzayev, est également sur la liste. Cette entreprise est le plus grand producteur d’électricité du pays. La production s’appuie essentiellement sur le recours au pétrole et au gaz.

Dépendant des fossiles

Le ministre de l’Économie, Mikayil Jabbarov, celui des Affaires étrangères, Jeyhun Bayramov et le ministre des Finances de l’Azerbaïdjan, Samir Sharifov, font aussi partie du comité organisateur de la prochaine conférence climatique des Nations unies.

L’Azerbaïdjan est un pays très dépendant des énergies fossiles, qui représentent un peu moins de 50 % de son produit intérieur brut, un peu plus de 50 % de ses recettes budgétaires et un peu plus de 90 % de ses recettes d’exportation. Bakou, où se tiendra la COP29 en novembre prochain, fut l’une des capitales mondiales du pétrole au début du XXe siècle. Le pays a aussi développé à partir des années 1990 de gros gisements pétroliers et gaziers en mer Caspienne.

Et selon des informations révélées la semaine dernière par le quotidien britannique The Guardian, l’Azerbaïdjan prévoit extraire plus de 49 milliards de mètres cubes de gaz naturel en 2033, contre 37 milliards de mètres cubes sur une base annuelle à l’heure actuelle. Une telle hausse équivaut à une augmentation de plus de 30 % de la production du pays.

Sur une période de 10 ans, selon les données obtenues par The Guardian, la production totale atteindra 411 milliards de mètres cubes, ce qui devrait produire 781 millions de tonnes de gaz à effet de serre.

Cette hausse de la production gazière ne tient toutefois pas compte d’autres gisements qui pourraient s’ajouter aux gisements en exploitation au cours des prochaines années, alors que la science climatique indique clairement que la planète doit réduire sa production et sa consommation d’énergies fossiles pour espérer limiter les dérèglements du climat.

Transition

Au terme d’un marathon de négociations, la COP28 qui se tenait en décembre aux Émirats arabes unis avait accouché d’une déclaration dans laquelle les pays du monde entier se sont entendus sur « la nécessité d’une réduction forte, rapide et soutenue des émissions de gaz à effet de serre » qui viendrait maintenir en vie l’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris, soit limiter le réchauffement à un maximum de 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle.

Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, avait réagi en insistant sur le fait que cette entente doit envoyer un message clair aux pays et aux entreprises qui tirent toujours d’énormes bénéfices de l’exploitation des énergies qui alimentent la crise climatique. « Je tiens à dire que la sortie des combustibles fossiles est inévitable, qu’ils le veuillent ou non. Espérons qu’elle n’arrive pas trop tard », avait-il souligné.

L’année 2023 a été la plus chaude de l’histoire de l’humanité. Avec une température moyenne de 14,98 °C, l’année écoulée a été 1,48°C plus chaude que le climat de l’ère préindustrielle, a annoncé le 9 janvier l’observatoire européen Copernicus dans son bilan annuel. Le nouveau record dépasse d’une large marge (0,17 °C) le précédent, pourtant récent, de 2016.

Selon les données disponibles à l’heure actuelle, pour espérer se donner une chance de limiter le réchauffement à 1,5 °C, il faudrait que les émissions mondiales plafonnent au plus tard en 2025, puis qu’elles reculent d’au moins 43 % d’ici 2030, par rapport au niveau de 2019. Des données de Copernicus publiées en octobre dernier estiment que la trajectoire climatique actuelle devrait nous conduire vers un dépassement de la cible de 1,5 °C d’ici 10 ans, tout au plus.

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