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Jean-Christophe Buisson: «Sylvain Tesson, le noir lui va si bien»

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Sylvain Tesson à Cannes, le 14 juillet 2021. VALERY HACHE

CHRONIQUE - Représenter dans des dessins la mort sans être morbide: c’est ce que réussit l’écrivain dans son recueil. Noir, mais pas sombre.

Un homme pendu à un rayon de soleil ; un autre dont le corps se balance sans vie au-dessus d’une femme lisant une lettre d’adieu sur laquelle est écrit «mon amour, lorsque tu liras cette lettre, je ne serai pas loin» ; quatre autres corps éteints et étreints par des nœuds coulants qui descendent des branches d’un arbre sur lequel figure l’écriteau «complet» ; un quidam bien vivant qui achète une corde à une vendeuse lui demandant si «c’est pour offrir?».

À lire aussiSylvain Tesson: «La France? Comment faire l’unité de ce foutoir? Par la mémoire, la langue et le rêve»

Mais aussi un schizophrène qui s’apprête à se tirer une balle dans la tête en s’exclamant «Je vais te tuer» et l’auteur du livre «Vive la vie!» sur le point d’en faire autant en découvrant ses chiffres de vente. Il faut vraiment s’appeler Sylvain Tesson pour réussir, par de noirs dessins, à rendre un sujet macabre - la mort - aussi drôle qu’un sketch de Gaspard Proust ou une tirade de Pierre Desproges.

L’écrivain-aventurier possède certes une légitimité incontestable pour évoquer la camarde. Il la fréquente de près depuis des décennies. Dans…

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