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Par Le Figaro avec AFP
Le 13 janvier 2026 à 10h58
«Il faut prendre les risques d’affirmer notre souveraineté vis-à-vis des États-Unis», a déclaré sur France Inter le candidat potentiel à la présidentielle.
Passer la publicité Passer la publicitéL'UE doit sortir «du commentaire» sur l'Iran, a estimé mardi l'eurodéputé social-démocrate Raphaël Glucksmann, candidat potentiel à la présidentielle, et devrait notamment classer les Gardiens de la Révolution, bras armé du régime, sur sa liste des organisations terroristes.
«Je ne supporte plus ces communiqués de l'Union européenne qui disent "nous surveillons la situation". Nous ne sommes pas des commentateurs de l'histoire. Au Parlement européen, nous demandons depuis des années que les Gardiens de la Révolution, qui sont l'instrument de la répression, soient placés sur la liste des organisations terroristes de l'UE», a réclamé Glucksmann sur France Inter.
«Il y a des actions qu’on appelle la politique»
«Cela nous permettra d'aller traquer les financements, de cibler leurs leaders, de couper toute relation commerciale, financière» car «il faut que le régime des mollahs tombe», a-t-il affirmé. Pour autant, l'eurodéputé ne fait «aucune confiance aux actions unilatérales de Donald Trump» pour aider au renversement du régime iranien. «Au Venezuela, il a fait une frappe, il a laissé en place le régime. Tout ça pour servir les intérêts américains», a-t-il déploré.
«Entre des frappes unilatérales américaines et simplement des communiqués de presse, il y a des actions qu'on appelle la politique», a-t-il estimé. Plus généralement, face à Donald Trump «l'immense problème des Européens est d'être dans le commentaire, convaincus de notre propre faiblesse alors que nous avons des leviers».
«Nous sommes la première puissance commerciale du monde. Si Donald Trump annexe le Groenland, il faut qu'il sache que nous mettrons en place l'instrument anti coercition de l'UE, ce qui nous permet d'exclure les entreprises américaines des marchés publics et de bloquer les exportations dans les secteurs stratégiques», a-t-il illustré. «Il faut prendre les risques d'affirmer notre souveraineté vis-à-vis des États-Unis. Sinon Donald Trump annexera le Groenland. Sinon Donald Trump, via les grandes plateformes, influencera nos élections, favorisera la prise du pouvoir par l'extrême droite dans l'ensemble de nos capitales et nous nous ferons marcher dessus», a-t-il prévenu.


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